Togo: Contenus piratés et fausses informations

8 Août 2026

La Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) dispose désormais de compétences élargies en matière de contenus diffusés sur les réseaux sociaux avec pour priorité la lutte contre les pratiques illicites, notamment le piratage des contenus audiovisuels.

Selon son président, Pitalounani Télou, l'un des chantiers prioritaires concerne la protection des oeuvres audiovisuelles face aux actes de diffusion illégale. L'objectif est de mettre fin aux pratiques qui fragilisent les acteurs du secteur et perturbent l'écosystème numérique.

La HARC appelle donc les fournisseurs d'accès à Internet, hébergeurs, plateformes numériques, administrateurs de pages, opérateurs de communications électroniques et structures de cybersécurité à coopérer avec les autorités.

Le régulateur rappelle que les oeuvres audiovisuelles bénéficient d'une protection juridique au même titre que les contenus des médias classiques, à travers le Code de la presse et de la communication, le Code pénal, ainsi que l'Accord de Bangui révisé, qui encadre la propriété intellectuelle au sein de l'Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI).

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La diffusion illicite porte atteinte aux droits des auteurs et producteurs, fausse la concurrence, prive les opérateurs autorisés de revenus et freine les investissements dans le secteur.

Au-delà du piratage, l'enjeu dépasse la seule dimension économique. Les réseaux sociaux sont devenus, ces dernières années, un vecteur privilégié de désinformation, avec une propagation rapide de fausses informations, de rumeurs et de contenus manipulés, capables d'influencer l'opinion publique et de fragiliser la cohésion sociale.

Un défi que la HARC devra également relever dans l'exercice de ses nouvelles compétences numériques, à mesure que la frontière entre information vérifiée et contenu viral non contrôlé continue de s'effriter.

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