Jusque-là, pour Germain Kambinga, il est possible de mieux défendre la souveraineté du territoire national, de s'organiser durablement, avec un peu de détermination, pour rétablir une paix effective et imposer un climat de stabilité dans l'Est de la RDC. Face à l'insécurité persistante due à l'agression rwandaise, cet acteur politique congolais insiste sur une mobilisation permanente des institutions étatiques, en termes des moyens financiers à engager, des initiatives à coordonner, des mécanismes à instaurer, pour faire échec à tout complot de scission de la République démocratique du Congo.
Dans sa toute nouvelle analyse, qui flotte, depuis le week-end, sur la toile, le Président du Mouvement Centriste Congolais encourage les dirigeants congolais à prendre leurs responsabilités avec confiance et perspicacité pour résister face aux prétextes de Kigali qui, justement, en dépit des accords signés à Washington, sous l'égide de l'Administration Trump, il y a de cela plus de huit mois, affiche une ferme intention de continuer son oeuvre de pillage des ressources congolaises et d'occupation illégale des villes de Goma et Bukavu, mais également de plusieurs zones importantes échappant au contrôle de Kinshasa. Après la signature annoncée par le Ministre congolais de l'Intégration régionale de la signature d'un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement des FDLR, la réaction de Germain Kambinga entend se positionner comme une interpellation qui épingle la nécessité pour les autorités congolaises de prêcher par la prudence et le réalisme dans la stratégie de défense du pays, principalement en ce qui concerne les fronts diplomatiques et médiatiques, pour contrer le plan d'occupation imposée à la République démocratique du Congo.
« Je ne crois pas que les FDLR constituent une menace crédible pouvant justifier l'intervention militaire du Rwanda en RDC. Aucun prétexte ne peut donner au Rwanda le droit de violer la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC. La Charte des Nations unies interdit le recours à la force contre l'intégrité territoriale d'un État. Or, depuis près de trois décennies, le même scénario se répète : RCD, CNDP, M23... des rébellions qui prospèrent dans l'Est congolais avec, selon de nombreux rapports et résolutions de l'ONU, des formes de soutien rwandais. La résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptée en février 2025, a notamment exigé la fin du soutien au M23 et le retrait des forces rwandaises du territoire congolais », rappelle Kambinga. Selon lui, en tout cas, le génocide de 1994 ne peut pas devenir un permis permanent d'intervention au Congo.
« Trente-deux ans après le génocide, il est donc temps de poser une question que la communauté internationale semble éviter : quand le Rwanda organisera-t-il enfin « un véritable dialogue interrwandais » capable de traiter les causes politiques et historiques de ses propres tensions internes ? La RDC doit reprendre l'initiative diplomatique et médiatique. Elle doit dénoncer clairement le double standard qui consiste à exiger de Kinshasa qu'elle règle seule la question des groupes armés tout en tolérant que Kigali utilise cette même question pour justifier une présence militaire en territoire congolais », fonce-t-il, dans son analyse.
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Dans une attitude de fermeté, Germain Kambinga considère que "ni les FDLR, ni le M23, ni aucune autre milice ne doivent servir de prétexte à la violation du droit international". « La sécurité du Rwanda ne peut être assurée par l'occupation du Congo. Et la mémoire du génocide ne peut être instrumentalisée pour maintenir indéfiniment un rapport de force régional dont le peuple congolais paie le prix », ajoute-il, dans sa publication. Il estime vivement que la Communauté internationale détient une part de contribution à assurer pour mettre fin à l'insécurité qui perdure dans l'Est de la RDC et qui, chaque jour qui passe, sème la désolation, emporte des familles entières et perturbe la quiétude des populations.
« La paix dans les Grands Lacs ne viendra pas de la force. Elle viendra du droit, du dialogue interrwandais et du respect de la souveraineté de la RDC », rappelle, avec insistance, le Visionnaire du Mouvement Le Centre, Germain Kambinga Katomba.