Congo-Brazzaville: Gfac - Les tarifs des restaurants font débat

Les restaurants de la Grande foire agricole du Congo (Gfac) attirent de nombreux visiteurs, mais les prix des différents menus alimentent les discussions.

Tout au long de la journée, les allées des pavillons ne désemplissent pas. Fruits, légumes, tubercules, poissons et produits transformés trouvent facilement preneurs. Les producteurs affichent des prix compétitifs, fidèles à l'esprit de la foire qui vise à rapprocher les consommateurs des acteurs du monde agricole. Mais à quelques mètres de ces stands, le constat change. Dans les espaces de restauration, certains visiteurs disent avoir été surpris par les prix des repas. Pour eux, l'écart entre le coût des matières premières et celui des plats servis est difficile à comprendre.

« Nous venons à la foire avec l'espoir de manger à des prix abordables. Mais lorsque la qualité des plats et les tarifs restent les mêmes que ceux pratiqués en ville, c'est décevant. Pour le prix d'un plat de poulet, de poisson ou de viande surgelée, on peut acheter deux maniocs, voire davantage, directement auprès des exposants », explique Brice, un visiteur venu se restaurer à la foire.

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Pendant la journée d'ouverture, les prix dans les restaurants ont suscité des réactions. Les salades, sandwichs et autres repas légers étaient généralement proposés autour de 1 000 FCFA, tandis que les plats de résistance à base de poisson ou de viande étaient vendus entre 1500 et plus, selon les menus, sans accompagnement. À partir du deuxième jour, plusieurs restaurateurs ont revu leurs tarifs. Il était désormais possible de trouver des repas à partir de 1 000 FCFA, les prix augmentant principalement pour les plats préparés à base de viande fraîche, comme le mouton, en raison de son coût plus élevé.

Interrogés sur cette variation des prix, plusieurs restaurateurs expliquent que les tarifs lors de la journée d'ouverture étaient exceptionnels. Selon eux, l'affluence record du premier jour, marquée par une forte présence de visiteurs et d'officiels, représentait une opportunité de réaliser une part importante de leur chiffre d'affaires. Ils justifient ainsi ces prix par la nécessité de rentabiliser rapidement leur participation, estimant que les journées suivantes, généralement moins fréquentées, entraînent une baisse de la demande. À mesure que l'affluence diminue, les prix sont ainsi revus à la baisse afin de s'adapter au pouvoir d'achat des visiteurs et de maintenir les ventes.

Ces derniers rappellent également que le prix d'un repas ne se limite pas aux ingrédients. La préparation, la main-d'oeuvre, le gaz ou le charbon, le transport, les emballages, la location des espaces ainsi que les différentes charges liées à l'activité sont autant d'éléments qui influencent le coût final des plats proposés. Cette réalité économique n'empêche toutefois pas le débat. Plusieurs visiteurs estiment que des tarifs plus accessibles permettraient à un plus grand nombre de profiter pleinement de l'événement.

Au-delà de cette question des prix, les restaurateurs demeurent des acteurs importants de la manifestation. Le défi reste désormais de trouver le juste équilibre entre rentabilité économique et accessibilité, afin que l'expérience de la foire soit pleinement saluée par tous.

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