Le Festival Hosotra élargit son horizon avec la peinture, la sculpture, l'artisanat, le slam, la poésie, le cinéma et les pratiques artistiques contemporaines.
Le Festival Hosotra change d'échelle. Longtemps associé à la peinture, le rendez-vous artistique, qui se tient du 8 au 29 août, ouvre désormais ses portes à plusieurs disciplines afin de favoriser davantage la création et l'accès à la culture. Organisée avec la participation de la Maison Sociale des Arts depuis 2023, cette édition réunit près de quarante artistes, entre habitués et jeunes talents.
Peinture, sculpture, artisanat, art conceptuel, gravure sur bois ou encore aquarelle composent cette programmation, qui s'ouvre également au slam, à la poésie et au cinéma. Environ 200 oeuvres, à raison de cinq créations par artiste, sont présentées. Des ateliers de dessin, de slam et de poésie, des formations sur la biographie et la démarche artistique ainsi que des démonstrations d'artistes en plein air complètent le programme. L'entrée est gratuite.
Démocratisation
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Cette année, le choix des participants s'est notamment fait en fonction des oeuvres que les artistes ont pu créer entre 2025 et 2026, avec la volonté de mettre en avant une création récente et d'encourager les artistes à continuer à produire. Plusieurs figures connues de la discipline participent également à cette édition, parmi lesquelles Dina Rabearivelo et Jean Nirina Razafindralambo, aux côtés de nombreux autres artistes.
Pour Eklyps, rappeur, coordinateur de la Maison Sociale des Arts et organisateur de l'événement, cette ouverture répond à une volonté de démocratisation culturelle : « Hosotra a toujours été porté par la peinture, mais aujourd'hui, nous voulons élargir le champ et permettre à davantage de disciplines et d'artistes de rencontrer le public. » L'objectif est également d'offrir une meilleure visibilité aux créateurs et de favoriser la production artistique.
L'histoire de Hosotra remonte à 1997, lorsque des artistes et peintres réfléchissent à une manière de mettre en valeur leurs créations. Le mouvement prend forme en 1998 sur l'esplanade d'Analakely, avant de connaître différents lieux et évolutions. Dina Raparivo, Toky Andriantsilavo, Benjamin Raharijaona, Yasmine Fidimalala et Nonoh Ramaro figurent notamment parmi les artistes associés à cette histoire.
Après plusieurs évolutions, le projet s'est développé autour des échanges artistiques, des expositions permanentes, de la transmission des métiers d'art et des rencontres avec le public. La dynamique renaît en 2023, après l'interruption liée à la Covid-19, avec la participation de la Maison Sociale des Arts et plusieurs associations.