L'Europe de l'Ouest vient de vivre le début d'été le plus chaud jamais enregistré d'après le service européen sur le changement climatique Copernicus. Ce réchauffement se présente également dans les océans, dont les températures en juillet ont été les plus élevées jamais enregistrées pour ce mois : le secteur de la pêche en fait les frais, en particulier en Afrique.
Plus les eaux de l'océan sont chaudes, plus le poisson se fait rare et donc cher. « Actuellement, tu peux rester deux jours sans même avoir deux caisses de poissons. Par exemple, la caisse de sardinelle qu'on achetait à l'époque à 2 000 francs CFA, 3 000, voire 6 000 au maximum. Actuellement, cette caisse-là, on l'achète à 30 000, voire 40 000 », détaille Diaba Diop, transformatrice de poissons et présidente du Réseau des femmes de la pêche artisanale du Sénégal (Refepas).
Le thiof ou la sardinelle en particulier sont des espèces de plus en plus rares. Selon Diaba Diop, les pêcheurs sénégalais sont alors contraints de naviguer plus loin pour pouvoir pêcher : « Les pêcheurs sont tellement endettés parce qu'ils ne peuvent plus supporter le coût. La quantité de carburant achetée pour aller pêcher ».
La pêche est un secteur vital pour l'Afrique. Elle fait vivre plus de 12 millions de personnes sur le continent.