Afrique Centrale: La Centrafrique et le Cameroun apaisent les tensions après un incident à la frontière des deux pays

En Centrafrique, un nouvel incident ravive les tensions à la frontière avec le Cameroun. Samedi 1er août, deux gendarmes camerounais ont été interpellés dans le village de Gasol, à environ six kilomètres de la frontière, lors d'une opération que la partie centrafricaine qualifie d'illégale sur son territoire. Leur présence a été contestée par des habitants, avant l'intervention des Forces armées centrafricaines. Pour éviter une escalade, les autorités sécuritaires des deux pays ont rapidement engagé des discussions.

Le dialogue a finalement été privilégié afin de préserver la coopération et la stabilité le long de cette frontière commune. Des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux montrent deux gendarmes camerounais, armés de kalachnikovs, circulant dans le village de Gasol, en territoire centrafricain.

Filmés par des habitants, les deux hommes sont accusés de racket. Alertée par la population, une unité des Forces armées centrafricaines, déployée dans la zone, intervient rapidement et met fin à leur progression.

Considérant cette présence comme une violation du territoire national, les militaires centrafricains désarment les deux gendarmes, puis les conduisent au commissariat de Beloko, à la frontière avec le Cameroun.

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Une réunion de haut niveau

Mardi, une réunion de haut niveau a réuni les autorités des deux pays. L'incident s'est conclu dans un climat d'apaisement. Bangui et Yaoundé ont réaffirmé leur engagement à respecter la souveraineté de chaque État.

Les armes saisies ont été restituées à la gendarmerie camerounaise. Un comité de suivi a également été mis en place pour assurer le règlement de cette affaire.

Depuis plusieurs décennies, des Centrafricains dénoncent une occupation illégale d'une partie de la zone frontalière par le Cameroun, une accusation que Yaoundé continue de rejeter.

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