Burkina Faso: Des civils accusent l'armée de représailles meurtrières après une attaque jihadiste

Au Burkina Faso, les forces armées s'en sont prises à un village en représailles d'une attaque terroriste. Mardi 4 août, un convoi de ravitaillement d'une société minière a été attaqué sur la route de Dori. L'assaut a fait une dizaine de morts et une quinzaine de blessés parmi les militaires. Après l'attaque, les militaires s'en sont ensuite pris aux civils de la zone, les accusant d'être complices des terroristes.

Leur convoi de ravitaillement était à destination de la société minière Essakane, qui gère la plus grande mine d'or du Burkina Faso, lorsqu'ils ont subi une attaque due à un engin explosif improvisé. Au même moment, un bus et quelques véhicules civils arrivaient en sens inverse, « au mauvais endroit au mauvais moment », selon le témoignage d'un passager. Les militaires les ont arrêtés avant de « bastonner » les hommes à coups de ceinture militaire. Après quoi, ils s'en sont pris aux villageois d'Alkoma, mais aussi de Sambonaye, à cinq kilomètres de là.

Au moins 48 morts

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Les villageois ont entendu une explosion, puis ont vu les militaires arriver en les accusant d'être complices des terroristes et de l'attaque qu'ils venaient de subir. Un vieil homme témoigne avoir perdu quatre fils. « Ils avaient entre 14 et 24 ans et ont tous été tués dans mon champ », explique-t-il. Un autre homme, sous le choc, explique : « C'est la période hivernale. Le matin, tout le monde est au champ pour cultiver. » En tout, les villageois dénombrent au moins 48 morts.

Il n'y a encore eu aucune réaction, ni de l'armée ni du gouvernement burkinabè, sur cette nouvelle accusation de bavure contre les civils. Une source sécuritaire a confirmé l'incident des mines mais sans donner de détail.

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