Congo-Kinshasa: La coalition d'opposition C64 maintient son ultimatum pour la convocation d'un dialogue national inclusif

En République démocratique du Congo (RDC), la coalition d'opposition C64 brandit la menace de manifestations à l'approche de l'expiration de son ultimatum du 15 août lancé au président Félix Tshisekedi pour convoquer officiellement le dialogue national inclusif censé régler la crise politique et sécuritaire. L'opposition avait déjà annoncé des déferlantes populaires puis les avait repoussées à la demande des confessions religieuses qui assurent le pont avec le président Tshisekedi.

Cette fois, cette coalition d'opposition, la principale de République démocratique du Congo (RDC), prévient qu'elle ne reculera plus. La C64 qui conçoit d'ailleurs le dialogue comme cadre de rejet du projet de changement de la Constitution. Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, était face à la presse à Kinshasa.

« La finalité n'a pas changé. Il s'agit d'empêcher le renversement de l'ordre constitutionnel en vigueur dans notre pays. Si le dialogue peut être perçu comme une voie susceptible de mener à l'atteinte du même objectif que nous aurions pu atteindre par la pression, on ne peut pas confondre le dialogue avec l'objectif. À l'approche de la date du 15 août, s'il n'y a pas d'avancées significatives dans le sens de rendre possible un dialogue, ce que nous allons annoncer comme manifestation, nous allons pousser dans le sens de les réaliser », assure-t-il, au micro de Pascal Mulegwa, notre correspondant à Kinshasa.

« Si nous, C64, si nous, Ensemble pour la République, on devait donner un conseil au président de la République, c'est de lui dire : "Monsieur le président, choisissez la voie de la vérité". Le temps passe. Nous allons appeler le peuple congolais à s'assumer. Ça peut aller très loin. Et s'il préfère que les choses tournent mal, sais rien ne nous interdit d'appeler aussi notre peuple à la désobéissance civile. Et cette Constitution, s'il y en a qui disent "Non, ils vont la remplacer par quelque chose de taillé sur mesure", le peuple n'est pas avec eux. Les choses sont déjà claires. »

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