Sénégal: Le deuxième recensement général des entreprises vise à mieux orienter les politiques économiques (Officiel)

Le deuxième Recensement général des entreprises (RGE), lancé par l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), vise à actualiser les données sur le tissu économique sénégalais et à fournir à l'État des informations fiables pour mieux orienter ses politiques en faveur du secteur privé, a indiqué mercredi à Kaolack (centre) Jean-Paul Diagne, coordonnateur de l'unité de mise en oeuvre de l'opération.

"Nous voulons réactualiser les informations obtenues en 2016, qui étaient fondamentales pour connaître la physionomie du secteur privé au Sénégal", a-t-il expliqué lors d'un atelier régional d'information et de sensibilisation consacré à cette opération.

Selon M. Diagne, le deuxième Recensement général des entreprises doit notamment permettre de connaître la structure du secteur privé, d'identifier ses différents acteurs et de mieux comprendre les phénomènes démographiques qui interviennent dans la vie des entreprises.

L'opération, a-t-il indiqué, permettra également de mettre en place un système d'information géographique consacré au secteur privé et de géolocaliser les entreprises sur l'ensemble du territoire national.

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Le recensement concerne aussi bien les entreprises formelles qu'informelles, a-t-il précisé.

Des adaptations méthodologiques seront toutefois introduites pour certains secteurs, notamment le transport, la pêche et le numérique, dont les activités ne correspondent pas toujours à cette définition.

Jean-Paul Diagne a insisté sur la vocation économique et statistique de l'opération, en soulignant qu'elle "n'a aucun caractère fiscal".

"Ce recensement est fait pour avoir des éléments de décision. C'est un outil stratégique pour l'État qui va permettre d'avoir des leviers sur lesquels s'appuyer pour réorienter les politiques, booster le secteur privé et identifier ses besoins", a-t-il déclaré.

Les informations recueillies devront ainsi contribuer à une meilleure connaissance des besoins des entreprises et à la mise en place de mécanismes d'accompagnement susceptibles de renforcer leur contribution à la croissance économique.

L'adjoint au gouverneur de Kaolack, en charge du développement, Mamadou Habib Kamara, a souligné l'importance de disposer de données "fiables, actualisées et désagrégées sur le tissu économique national et régional".

Il a rappelé que le premier Recensement général des entreprises, réalisé en 2016, avait permis de recenser 407 882 entreprises.

"Dix ans après la première édition, le recensement apparaît comme une opération majeure pour mieux connaître la réalité économique de notre pays", a-t-il déclaré.

Selon lui, le secteur informel représentait plus de 96 % des unités économiques recensées lors de la précédente opération.

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