Sénégal: Le pays travaille à l'instauration d'un bilan annuel ciblé pour lutter contre les maladies non transmissibles (Responsable)

Dakar — Le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique envisage la mise en place d'un bilan annuel ciblé, une stratégie qui devrait aider à favoriser le dépistage précoce des maladies non transmissibles au niveau des professionnels de santé avant d'aller vers son élargissement aux autres secteurs, a-t-on appris du chef de la division de lutte contre ces pathologies dites chroniques au niveau de ce département ministériel, Malick Anne.

"Le 'bilan annuel ciblé' devrait ainsi permettre, à une période déterminée de chaque année, de proposer systématiquement au personnel un paquet de dépistages portant notamment sur certaines maladies non transmissibles et certains cancers", a-t-il expliqué.

S'exprimant lors de la réunion de concertation multisectorielle sur la mise en oeuvre du Bilan annuel ciblé (BAC), le docteur Anne a indiqué qu'une première phase de cette stratégie sera expérimentée au sein du ministère de la Santé, avant son extension progressive aux autres départements ministériels, aux collectivités territoriales, secteur informel, avec l'objectif, à terme, d'assurer un maillage national.

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Cette rencontre vise notamment à définir les modalités de mise en oeuvre de la stratégie, ainsi que les outils et protocoles nécessaires à son déploiement, indique-t-on.

Selon Malick Anne, cette initiative fait suite notamment aux résultats de l'enquête STEPS, qui a mis en évidence une prévalence importante de plusieurs facteurs de risque des MNT au Sénégal.

L'enquête a notamment révélé une prévalence de l'hypertension artérielle de 28 %, avec une progression liée à l'âge, ainsi qu'une prévalence du diabète estimée à 4,2 %. Elle fait également état d'un niveau élevé d'inactivité physique, évalué à 86 %, a souligné le chef de la division de lutte contre les maladies non transmissibles.

Il a insisté sur l'importance du dépistage précoce afin d'identifier les pathologies et d'assurer une prise en charge rapide et efficace, en ce sens qu'elles sont souvent "silencieuses et évoluent parfois sans symptômes apparents".

"Nous qui sommes médecins et qui sommes en charge de la santé au Sénégal, nous devons donner l'exemple d'abord", a souligné M. Anne en faisant allusion à ce bilan annuel ciblé dont la première étape devrait permettre de tester et de consolider le modèle avant sa généralisation aux autres départements.

Le chef de la division de lutte contre les maladies non transmissibles a également relevé que certains cas de décès soudain pourraient être liés à des maladies sous-jacentes non diagnostiquées.

La stratégie sera donc mise en oeuvre progressivement, en commençant par le personnel du ministère de la Santé, avant de toucher les autres composantes de l'administration, a-t-il martelé, insistant la nécessité d'institutionnaliser le dépistage afin de détecter précocement ces pathologies

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