À Madagascar, le gouvernement veut s'attaquer à la hausse des prix. Un nouveau projet de loi doit permettre de sanctionner les commerçants accusés de spéculer sur les produits de première nécessité, comme le riz ou l'huile. Mais le vrai problème serait ailleurs.
L'objectif de ce projet de loi à Madagascar est de sanctionner les commerçants qui stockent volontairement des marchandises pour créer une pénurie artificielle et faire monter les prix, ou qui gonflent leurs marges au-delà du raisonnable.
La ministre du Commerce et de la Consommation, Michela Andriamadison, a déjà appelé à plusieurs reprises les commerçants à pratiquer des prix équitables. « Il ne faut pas profiter de la situation, les prix doivent rester justes pour ne pas devenir un fardeau pour les consommateurs », avait-elle déclaré.
Mais cette spéculation de certains n'explique pas à elle seule la hausse des prix à Madagascar. Selon les associations de consommateurs, le pays importe l'essentiel de ses produits de première nécessité et de ses intrants industriels, notamment les produits pétroliers.
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Toute variation des cours mondiaux du pétrole ou des matières premières se répercute donc directement sur les prix à la consommation. Cette dépendance s'explique par un tissu industriel local très restreint, incapable de produire à grande échelle.
Selon plusieurs observateurs, une loi contre la spéculation peut sanctionner des comportements individuels, mais elle n'a aucune prise sur les cours mondiaux des matières premières, qui restent le principal facteur de l'inflation dans le pays.
Le texte doit maintenant être examiné par l'Assemblée nationale, sans qu'une date ait encore été précisée.