À presque deux ans des prochaines échéances électorales, Charles Blé Goudé, président du Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (Cojep), accélère la restructuration de sa formation politique.
Le parti s'est doté d'un nouveau Bureau exécutif national, marqué par l'arrivée de nouveaux responsables et la confirmation de plusieurs figures clés. Cette réorganisation traduit la volonté du leader du mouvement de renforcer son appareil politique en vue des élections de 2028.
Une nouvelle dynamique après les états généraux
Le Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (Cojep) poursuit sa mue organisationnelle. À cet effet, le vendredi 14 août 2026, le porte-parole du parti, Me Serge Ouraga, a officiellement dévoilé la première vague de nominations au sein du nouveau Conseil exécutif national.
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Cette recomposition s'inscrit, selon lui, dans la continuité des résolutions adoptées lors des états généraux du parti et de la réunion extraordinaire du Conseil exécutif national tenue en juin dernier. À cette occasion, Charles Blé Goudé avait annoncé la dissolution de l'ancienne équipe dirigeante avant de nommer Martial Yavo au poste stratégique de secrétaire général, en remplacement du Dr Patrice Saraka, démissionnaire.
Chargé de conduire les consultations en vue de la formation de la nouvelle direction, Martial Yavo a travaillé en étroite collaboration avec le président du parti pour mettre en place une équipe appelée à impulser un nouveau souffle au Cojep. « Après plusieurs consultations, le secrétaire général a procédé, avec le président, à la nomination du nouveau Bureau exécutif national », a indiqué Me Serge Ouraga lors de la présentation officielle.
Des profils stratégiques aux commandes
La nouvelle architecture organisationnelle du Cojep s'appuie sur une répartition des responsabilités autour de plusieurs pôles jugés prioritaires.
L'universitaire Pr Hyacinthe Nogbou occupe désormais le poste de vice-président chargé de la formation politique et de l'animation du parti. Il prend également la direction de l'école du parti, avec pour mission de renforcer la formation idéologique et politique des militants. Il sera assisté par Ira Titi, nommé vice-président et directeur adjoint de cette structure.
Le département des relations politiques et des affaires sociales a été confié au Pr David Koudou Dacoury, tandis que Me Serge Ouraga conserve son portefeuille des affaires juridiques, tout en demeurant le porte-parole du parti.
Autre nomination notable, Dr Ella Diomandé devient vice-présidente chargée de l'Éducation nationale et porte-parole adjointe du Cojep.
Une organisation renforcée dans les secteurs clés
Le nouveau Bureau exécutif accorde également une attention particulière aux secteurs stratégiques liés au développement et à la préparation électorale.
Ainsi, Dr Guissa Dacoury est chargé de l'Enseignement supérieur et du développement, Jean-Claude Nado prend la responsabilité de la politique de santé, tandis que Dr Jean Kadino Zakpa hérite du portefeuille des élections.
Au sein du cabinet du président, Nathalie Kouakou est nommée directrice de cabinet. Plusieurs personnalités rejoignent également l'équipe en qualité de conseillers politiques, parmi lesquelles Roselyn Bly, Richard Dacoury et Blandine Nakouty.
Par ailleurs, Joël Potey est désigné vice-président chargé du maillage territorial, un poste clé dans la stratégie d'implantation du parti à travers le pays. De son côté, Blanchard Hillah conserve ses fonctions de vice-président chargé de la communication et des médias.
Cap sur les élections de 2028
Au-delà des nominations, ce réaménagement révèle les ambitions politiques du Cojep pour les années à venir. L'accent mis sur les élections, la formation politique et le maillage territorial témoigne d'une volonté claire de préparer le terrain en vue des échéances électorales prévues en 2028, notamment les élections municipales et régionales.
Avec cette nouvelle équipe, Charles Blé Goudé entend renforcer la présence du parti sur l'ensemble du territoire national, consolider sa base militante et affiner sa stratégie politique.
Cette restructuration apparaît ainsi comme la première étape d'une offensive politique qui pourrait marquer le repositionnement du Cojep dans le paysage politique ivoirien à l'approche des grands rendez-vous électoraux à venir.