Face à la presse lundi 17 août, le ministre congolais Éliezer Ntambwe a affirmé que le gouvernement avait repris du terrain face au groupe armé Mobondo. Émergé à partir de 2022 dans le territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe, à l'Ouest, à la suite d'un conflit foncier entre les communautés Teke et Yaka, la violence de ce mouvement a fait plus de 5 000 morts et provoqué le déplacement de 280 000 personnes, selon des chiffres des humanitaires.
Du Maï-Ndombe, le conflit s'était rapidement étendu aux provinces du Kwilu, du Kwango, puis jusqu'aux portes de Kinshasa. Après quatre années de violences, le gouvernement congolais affirme avoir repris du terrain sur la milice des Mobondo.
Kinshasa veut désormais tourner la page sans effacer la question des responsabilités : le gouvernement congolais veut transformer les redditions en retour durable à la paix, passant du désordre à la conquête. Éliezer Ntambwe, le ministre délégué en charge des anciens combattants, avait été chargé d'obtenir des redditions dans l'ouest du pays.
Il affirme que près de 600 ex-miliciens ont déjà été transférés à Kanyama Kasese, dans le sud-est du pays, où ils sont engagés dans un processus de réinsertion auprès du Service national.
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Cent quarante-six armes ont officiellement été remises aux autorités militaires, d'autres étant encore en cours de centralisation. Sur le terrain, 72 villages auraient été pacifiés, puis le ministre délégué assure que les RN1 et RN17 sont désormais praticables « sans crainte ».
Des combattants toujours cachés
Mais la menace n'est pas totalement éteinte, car certains combattants restent dans la brousse. Kinshasa mise sur la sensibilisation plutôt que sur l'offensive militaire ou des négociations secrètes pour obtenir de nouvelles redditions.
Éliezer Ntambwe défend aussi une lecture différente des origines de la crise : un conflit foncier qui a dégénéré, et non une guerre entre communautés. Pour les responsabilités, le gouvernement n'exclut pas une justice transitionnelle, fondée sur la réconciliation et la non-répétition.