L'Afrique du Sud, qui dirigeait déjà l'organisation par intérim depuis fin 2025 suite au retrait de Madagascar, prend désormais officiellement la présidence de la Southern African Development Community (SADC) pour une durée d'un an. Le sommet, qui s'est terminé hier, s'est tenu avec seulement 15 pays membres présents sur 16 : les Comores étaient absentes en raison d'un retard dans le paiement de leurs cotisations. Le président sud-africain et président en exercice de la SADC, Cyril Ramaphosa, a affirmé avoir échangé en toute franchise avec ses homologues sur ce qu'il a qualifié de dossier migratoire complexe.
Plusieurs pays membres - le Zimbabwe, le Mozambique, le Malawi et la République démocratique du Congo (RDC) - sont directement touchés par ce sujet, leurs ressortissants ayant été pris pour cible par des manifestants sud-africains hostiles à l'immigration, avant d'être renvoyés massivement dans leur pays d'origine. Cyril Ramaphosa a exprimé des regrets face à cette situation et a remercié les pays concernés pour leur compréhension. Ces tensions ont également été visibles en marge du sommet : le collectif March and March, connu pour ses mobilisations contre l'immigration clandestine, avait organisé un rassemblement le 17 août, jour même de la clôture des travaux.
Dans son communiqué final, la SADC a réaffirmé son soutien à la RDC dans ses efforts pour rétablir la paix et la sécurité, et a appelé les acteurs politiques malgaches à préserver la stabilité du pays. Cyril Ramaphosa a par ailleurs insisté sur la nécessité de développer les infrastructures régionales, en particulier les corridors destinés à faciliter les échanges commerciaux entre États membres.
Le sommet a également permis une avancée sur le projet de visa touristique commun aux pays de la SADC : l'accord a été approuvé et doit désormais être signé par l'ensemble des membres.
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