La mortalité liée à la maladie à virus Ebola est en baisse sur le site de personnes déplacées de Kigonze, à Bunia, dans la province de l'Ituri, selon les responsables de la riposte et les autorités du site dans une déclaration lundi 17 août. Alors que jusqu'à huit décès étaient enregistrés quotidiennement au plus fort de l'épidémie en juin et juillet, le bilan se situe désormais entre un et trois morts par jour, pour une population estimée à près de 17 000 personnes.
Ces responsables de la riposte et les autorités du site attribuent cette évolution favorable à une meilleure adhésion de la communauté aux mesures de prévention.
Les pratiques à haut risque, notamment la manipulation directe des malades ou des dépouilles, ont également diminué. Une tendance à la baisse des cas positifs est par ailleurs observée dans la zone de santé de Nyakunde.
Sur le terrain, les équipes de la riposte ont renforcé la surveillance épidémiologique et l'orientation des cas suspects vers les structures spécialisées, notamment les centres de traitement situés dans la zone de santé de Nizi.
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Le manque d'eau compromet les mesures d'hygiène
Malgré ces progrès, la situation demeure fragile à Kigonze. La pénurie d'eau potable constitue l'une des principales difficultés signalées sur ce site de déplacés.
L'accès limité à l'eau complique notamment le lavage régulier des mains et l'application des mesures d'hygiène recommandées pour prévenir la propagation du virus Ebola.
Des résistances persistent à Nizi
Dans la zone de santé de Nizi, certaines résistances communautaires restent également signalées. Des familles continueraient de contourner certaines consignes sanitaires, maintenant le risque de nouvelles infections.
Face à ces défis, la coordination de la riposte appelle à maintenir la vigilance et à renforcer l'approvisionnement en eau potable dans les sites accueillant les personnes déplacées.
Les équipes sanitaires insistent sur la nécessité de consolider les acquis de la riposte afin d'éviter une nouvelle progression de l'épidémie dans les zones de forte concentration de population.