À Madagascar, le pouvoir en place vient d'annoncer une date pour les prochaines élections : juillet 2027, portant sur le futur cadre constitutionnel. Une annonce saluée par tous comme une avancée, mais aussitôt critiquée par la Gen Z, qui dénonce un calendrier flou.
Le colonel Randrianirina l'a annoncé lors d'un entretien avec son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, à l'occasion du sommet de la SADC à Durban en Afrique du Sud : un premier scrutin est prévu à Madagascar en juillet 2027, portant sur le futur cadre constitutionnel. Le mot référendum n'est pas prononcé. Une élection présidentielle doit suivre, avant la fin de la même année.
Il s'agit d'un décalage de quelques semaines par rapport au calendrier présenté en mai par la Céni. La perspective d'une présidentielle avant fin 2027 figurait déjà dans le « Programme de la Refondation », transmis à la SADC fin février.
Avant d'en arriver là, deux chantiers doivent aboutir. D'abord, une concertation nationale, confiée aux Églises chrétiennes de Madagascar, le FFKM. Elle doit partir du plus petit dégré administratif, au niveau local, avant de remonter à l'échelle nationale. Ensuite, un dialogue politique doit être organisé avec les partis, pour préparer des élections acceptées de tous.
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Mais un problème demeure. Cette concertation nationale, censée démarrer en août, n'a pour l'instant ni thème, ni calendrier précis.
Contacté par RFI, un membre du mouvement Gen Z estime que cette annonce n'apporte rien de nouveau. Il pointe le retard pris par la concertation nationale, qui n'aurait même pas encore démarré au niveau des chefs fokontany. Pour ce jeune militant, c'est le flou domine toujours.