Une femme de 40 ans est tombée dans un puits de 17 mètres à Dschang. Sauvée vivante par les sapeurs-pompiers, elle a été transportée à l'hôpital.
À Dschang, une intervention des sapeurs-pompiers a permis d'extraire vivante une femme tombée dans un puits de 17 mètres un sauvetage qui redonne espoir à une ville meurtrie par les tragédies.
Dschang, quartier Timbing, samedi 15 août 2026, 19h50. Une femme d'environ 40 ans bascule dans l'obscurité d'un puits de 17 mètres. À cette profondeur, le silence est total. L'eau est glacée. Le temps s'écoule, chaque seconde rapprochant un peu plus l'issue fatale.
Puis une sirène déchire la nuit.
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Le Centre de secours de Dschang est alerté. En quelques minutes, une équipe de sapeurs-pompiers se rue sur les lieux. Un homme s'équipe, descend dans l'abîme et, contre toute attente, remonte avec elle. Vivante.
Une alerte à 19h50, une mobilisation immédiate
Tout a commencé par un appel désespéré. Samedi 15 août 2026, vers 19h50, les secours de Dschang ont été informés qu'une femme venait de tomber dans un puits du quartier Timbing. Immédiatement, le Centre de secours de Dschang a dépêché une équipe sur place.
À leur arrivée, le constat est glaçant : une femme, estimée à une quarantaine d'années, est prisonnière au fond d'un trou béant de 17 mètres de profondeur. Dans ce type d'intervention, chaque minute compte. L'oxygène se raréfie. Le froid et l'humidité agressent le corps. La panique peut faire basculer un sauvetage en drame.
L'intervention : un pompier descend dans le gouffre
Sans hésitation, les sapeurs-pompiers déploient leur dispositif. Un homme est équipé, harnaché, et descendu dans le puits. La manoeuvre est délicate : un puits de 17 mètres, c'est l'équivalent d'un immeuble de cinq étages. Dans l'obscurité totale, le pompier doit localiser la victime, l'immobiliser, la sangler, puis donner le signal de la remontée.
Après plusieurs minutes d'intervention une éternité pour les témoins figés autour du puits le verdict tombe : la femme est remontée à la surface, vivante.
Direction l'hôpital régional annexe de Dschang
Dans la foulée, la victime a été prise en charge par les secours médicaux et évacuée d'urgence vers l'hôpital régional annexe de Dschang. Cet établissement, déjà mobilisé par le passé lors des tragédies de la falaise de Dschang, est le centre de référence pour les urgences de la région de l'Ouest.
L'état de santé de la femme n'a pas été communiqué officiellement. Mais un fait est certain : elle a survécu à une chute de 17 mètres. Un miracle que la ville de Dschang n'est pas près d'oublier.
Dschang, une ville hantée par les tragédies
Ce sauvetage intervient dans un contexte particulier. Depuis le double éboulement meurtrier du 5 novembre 2024 à la falaise de Foreké-Dschang, la ville universitaire est marquée au fer rouge. Quatorze corps ont été exhumés des décombres. Des familles entières ont été décimées. Et le 2 août 2026, deux corps ligotés en état de décomposition avancée ont été découverts dans un ravin de la même falaise.
Dans cette ville où la mort semble parfois régner, le sauvetage de cette femme est une bouffée d'air. Un rappel que les secours camerounais, malgré des moyens souvent limités, continuent de se battre pour chaque vie.
Le rôle crucial des sapeurs-pompiers
Cette intervention illustre une fois de plus le courage et le professionnalisme des sapeurs-pompiers camerounais. Descendre dans un puits de 17 mètres, dans l'inconnu total, pour ramener une inconnue à la lumière : il faut un sang-froid à toute épreuve. Leur réactivité quelques minutes entre l'alerte et l'arrivée sur place a probablement fait la différence.