La question des invendus se pose naturellement à la Grande foire agricole du Congo (Gfac), particulièrement pour les producteurs et commerçants qui proposent des produits frais et rapidement périssables. Pour limiter ces invendus au terme de chaque journée, le ministère chargé de l'Agriculture et de l'Elevage a mis en place un dispositif de conservation visant à faciliter leur écoulement dans les marchés domaniaux.
Selon plusieurs exposants rencontrés sur le site de la foire, les produits qui n'ont pas trouvé preneur sont récupérés et acheminés vers une chambre froide, où ils sont conservés en attendant le prochain ravitaillement. Le système concerne notamment les produits à durée de conservation limitée. Tous les trois jours, un nouveau ravitaillement est organisé.
Les services du ministère de l'Agriculture se chargent ensuite de trouver des commerçants susceptibles de reprendre ces produits, afin de les vendre dans les marchés de la capitale. L'objectif est de permettre aux commerçants qui n'ont pas pu écouler l'ensemble de leurs marchandises pendant la foire de continuer à en tirer des revenus. En effet, l'argent issu de la vente des invendus est reversé aux producteurs.
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Pour les exposants, ce dispositif permet de limiter les pertes et de poursuivre leur participation à la foire sans avoir à repartir chaque soir avec leurs marchandises périssables. Mais la conservation ne constitue qu'une première réponse. Lorsque la capacité de stockage atteint ses limites ou que la foire touche à sa fin, la transformation peut devenir une solution pour valoriser les produits qui n'ont pas trouvé preneur. Fruits et légumes peuvent, selon leur nature et leur état, être transformés en jus, confitures, purées ou autres produits à plus longue durée de conservation.
La transformation permettrait ainsi de passer d'une logique de simple écoulement des invendus à une véritable stratégie de valorisation. Cette approche pose également la question des infrastructures et des savoir-faire nécessaires. Unités de transformation, équipements adaptés, emballage, respect des normes sanitaires et débouchés commerciaux, autant d'éléments qui pourraient permettre aux producteurs de ne plus considérer l'invendu uniquement comme une perte, mais comme une matière première potentielle.
Alors que la deuxième édition de la Gfac s'achève le 20 août, une autre question se pose déjà : comment transformer ces surplus en produits valorisés, en revenus supplémentaires pour les producteurs et, à terme, en nouvelles opportunités pour l'économie agricole nationale ?