Abidjan, la capitale économique ivoirienne, accueille la deuxième édition de l'Académie internationale de droit du numérique (Aidn), du 17 au 21 août 2026, au Centre africain de management et de perfectionnement des cadres (Campc), situé au sein de l'Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody.
Le président de l'Aidn, Brozeck Kandolo, a fait savoir que l'Aidn vise à démocratiser l'accès à l'intelligence artificielle auprès des professionnels du droit. Il a toutefois souligné que l'événement, cette année, est consacré à la formation des juristes aux enjeux du numérique et de l'intelligence artificielle, avec un accent particulier sur l'éthique et le respect des droits fondamentaux.
Placée sous le thème « La justice à l'ère de l'intelligence artificielle », cette école d'été internationale réunit des juristes, magistrats, avocats, régulateurs, universitaires et décideurs. L'objectif est de montrer comment les professionnels du droit (juges, avocats, procureurs...) peuvent utiliser l'IA tout en préservant les droits fondamentaux de la population.
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Me Christiane Féral-Schuhl, qui animait la conférence inaugurale, a abordé les risques liés à l'intelligence artificielle dans le domaine de la justice. Soulignant son omniprésence et la nécessité d'une utilisation prudente, elle a relevé que les principaux risques de l'IA comprennent les biais discriminatoires, les hallucinations juridiques et la perte de garanties déontologiques, notamment le secret professionnel.
Pour elle, il est crucial de vérifier les sources et de maintenir un niveau de compétence supérieur à celui de l'IA afin de poser les bonnes questions.
En conclusion, elle a indiqué que l'IA peut être un outil puissant, mais qu'il faut être conscient de ses dangers et anonymiser les données partagées afin de protéger leur confidentialité.
Recevant ladite formation, Yao Célestin, directeur des programmes, a, au nom du directeur général du Campc, salué la pertinence du sujet. « Nous vivons une période de transformation technologique sans précédent. L'IA, autrefois considérée comme un domaine réservé aux chercheurs et aux spécialistes de l'informatique, est désormais au coeur de nombreuses activités professionnelles », a-t-il fait savoir.
Au menu de ce programme figurent des séances plénières et plusieurs ateliers autour des axes suivants : commerce et contrats électroniques, propriété intellectuelle et IA, gouvernance des données de santé, droit processuel et preuve numérique... Plus de 30 intervenants venus d'Afrique, d'Europe et d'Amérique du Nord participent à cette édition.
Pour rappel, la première édition s'est tenue en 2025 à Lubumbashi, en République démocratique du Congo (Rdc).