La route nationale 2 est souvent le théâtre d'embouteillages monstres. Ils sont souvent causés par un accident ou une panne de camion.
Les bouchons se succèdent pour les usagers de la route nationale 2 (RN2). Hier après-midi, d'importants embouteillages ont paralysé la circulation à Mandraka. « Suite au renversement d'un poids lourd au milieu de la voie vers midi, l'axe routier est totalement bloqué dans les deux sens de circulation », selon un responsable du trafic local, hier. L'embouteillage s'est étendu sur quelques kilomètres.
La circulation n'a commencé à s'ouvrir progressivement, avec une circulation alternée, que vers 16 heures.
« Nous avons essayé de tirer le camion pour ne pas bloquer complètement la route, mais seule une voie reste praticable pour le moment. Nous avons donc mis en place une circulation alternée, en laissant passer vingt véhicules dans un sens, puis vingt dans l'autre, en attendant la libération de la route », enchaîne une autre source.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Un autre embouteillage géant a paralysé cet axe ce week-end. Une file de 4 km s'est formée entre Maharidaza et Carion à la suite de la panne d'un poids lourd. « Ce camion a ralenti sur une portion dégradée, c'est ainsi qu'il a subi un problème au niveau de la boîte de vitesses et s'est immobilisé au milieu de la chaussée. Cela a bloqué le trafic pendant près de deux heures », explique une source locale.
Imprudence
La RN2 accumule tous les facteurs de paralysie, à savoir des camions accidentés ou en panne sur la chaussée, des tronçons de route défoncés comme à Mandraka ou à Maharidaza, des camions gênants sur le bas-côté et des travaux de réfection de l'infrastructure routière, qui ralentissent le trafic. De quoi provoquer fréquemment des embouteillages monstres le long de cet axe. « La situation s'aggrave lorsqu'il y a de la pluie, la chaussée devient particulièrement glissante », affirme une source.
Pour les usagers de la route, chaque trajet relève du parcours du combattant. « Il faut prévoir des provisions pour la route et du retard dans le trajet, car les incidents sont fréquents. Il nous a fallu, par exemple, huit heures pour relier Antananarivo et Moramanga, dans la nuit de jeudi à vendredi », recommande un automobiliste.
Ce sont souvent l'imprudence des chauffeurs de camion et la vétusté de leurs véhicules qui causent les accidents, plutôt que l'état des routes, selon un technicien auprès du ministère des Travaux publics.
« Beaucoup ne respectent pas les limitations de poids, certains camions ne devraient presque plus circuler », explique la source. Elle précise que les travaux de réfection de la RN2, financés par la Banque mondiale, le Fonds routier et les ressources propres de l'État, se poursuivent à un rythme soutenu. « 70 % des travaux sont déjà réalisés. On devrait constater d'importants résultats d'ici 2027-2028 », avance un technicien au sein de ce ministère.