Congo-Kinshasa: Rentrée scolaire 2026 - Judith Suminwa mobilise le Gouvernement !

En Conseil de Ministres, vendredi dernier, dans la suite de la communication du Président de la République, la Première Ministre Judith Suminwa, a rappelé les enjeux de la rentrée scolaire 2026, voulue apaisée sur toute l'étendue du territoire national. Elle a souligné la nécessité de faire un état des lieux rigoureux des engagements pris par le Gouvernement envers les enseignants et ses partenaires sociaux, pour identifier les contraintes opérationnelles ou financières afin de proposer des arbitrages stratégiques. L'objectif étant de garantir la paix sociale et favoriser une rentrée des classes plus sereine et effective. Ci-dessous, toutes les précisions nécessaires.

COMPTE-RENDU DE LA QUATRE-VINGT-SEIZIEME

REUNION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES

Vendredi 14 août 2026

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Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat, FélixAntoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé, ce vendredi 14 août 2026, à la cité de l'Union Africaine à Kinshasa, la quatre-vingt-seizième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République.

Quatre (04) points étaient inscrits à l'ordre du jour, à savoir :

I. Communication du Président de la République, Chef de l'Etat ;

II. Points d'information ;

III. Approbation d'un relevé de décisions du Conseil des Ministres ;

IV. Examen et adoption de textes.

I. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

La communication du Président de la République, Chef de l'Etat a porté sur trois (03) points principaux, à savoir :

1. De la transformation des financements extérieurs en investissements productifs au service du développement national

Le Président de la République a pris connaissance des conclusions de l'analyse réalisée par l'Inspection Générale des Finances sur la performance du portefeuille des projets financés par les Partenaires Techniques et Financiers.

Elles appellent à une action résolue du Gouvernement.

En effet, sur un portefeuille actif de plus de 10,7 milliards de dollars américains, seuls 24,23% des financements engagés ont été décaissés, laissant plus de 8,3 milliards de dollars américains disponibles sans produire les effets économiques et sociaux attendus.

Cette situation traduit une faible capacité à convertir les financements mobilisés en investissements effectifs, en raison notamment de lourdeurs procédurales et de retards dans la mobilisation des fonds de contrepartie. Elle affecte l'efficacité

de l'action publique et la crédibilité de l'Etat auprès de ses partenaires.

D'où, la nécessité d'instaurer une culture de l'exécution et des résultats, afin que chaque financement mobilisé produise un impact concret sur les conditions de vie de nos populations.

A cet effet, le Président de la République a instruit la Première Ministre de faire de l'amélioration du taux de décaissement des projets financés sur ressources extérieures une priorité de l'action gouvernementale et de lui soumettre un Plan gouvernemental de redressement, précisant les actions à mener, les responsabilités, les objectifs de performance ainsi que les mécanismes de suivi

et de redevabilité.

Il a enjoint au Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, au Ministre d'Etat, Ministre du Plan et de la Coordination de l'Aide au Développement, ainsi qu'au Ministre des Finances, de garantir la disponibilité des fonds de contrepartie, de simplifier et digitaliser les procédures relevant de leurs compétences et de renforcer la coordination avec les Partenaires Techniques et Financiers.

Les Ministres sectoriels ont été également instruits d'identifier et de lever sans délai les obstacles affectant leurs projets, et d'en assurer un suivi régulier fondé sur des indicateurs de performance.

En outre, la Première Ministre devra mettre en place un mécanisme

interministériel permanent de suivi, adossé à un tableau de bord national permettant de suivre, pour chaque projet, les décaissements, l'état d'exécution, les contraintes et les mesures correctives.

Enfin, le Président de la République a instruit l'Inspection Générale des Finances, dans le respect de ses attributions, à poursuivre son travail d'accompagnement, d'alerte et d'évaluation de la performance de ces projets.

2. De la nécessité de garantir une rentrée scolaire 2026-2027 apaisée, effective et inclusive sur l'ensemble du territoire national

A l'approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le Président de la République a appelé le Gouvernement à une mobilisation soutenue afin de garantir à chaque enfant Congolais l'exercice effectif de son droit à l'éducation.

Une attention particulière devra ainsi être accordée à la préservation de la paix sociale, à travers un dialogue permanent avec les enseignants, le respect des engagements souscrits par le Gouvernement et la consolidation des acquis de la gratuité de l'enseignement, en vue d'assurer une reprise effective et régulière

des enseignements dès le premier jour.

Cette préparation devra intégrer les enjeux éducatifs, sociaux, financiers, sanitaires, sécuritaires et de mobilité, avec une attention particulière aux enfants du Nord-Kivu et du Sud-Kivu affectés par le conflit et l'occupation.

A cet effet, le Président de la République a chargé la Première Ministre de coordonner un dispositif gouvernemental spécial de préparation et d'accompagnement de la rentrée scolaire 2026-2027, garantissant notamment, avec l'appui des partenaires, la continuité des apprentissages et la prise en charge des enfants déplacés ou privés d'un accès régulier à l'école dans les zones concernées.

Il a instruit la Ministre d'Etat, Ministre de l'Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté d'intensifier le dialogue avec les partenaires sociaux, de faire le point sur l'exécution des engagements du Gouvernement et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir une rentrée effective, apaisée et sans perturbation des enseignements.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget et le Ministre des Finances ont été enjoints, chacun en ce qui le concerne, de sécuriser la prise en charge des engagements financiers du Gouvernement dans le secteur de l'Education et d'en assurer l'exécution diligente, afin de prévenir toute tension susceptible d'affecter la rentrée.

Au plan sanitaire, le Président de la République a instruit la Ministre d'Etat, Ministre de l'Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté et le Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, en collaboration avec les autorités provinciales, de renforcer la prévention et la surveillance sanitaire en milieu scolaire, notamment l'hygiène, l'assainissement et les mécanismes d'alerte, particulièrement dans les provinces exposées aux risques épidémiologiques.

Enfin, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur, le Vice-Premier

Ministre, Ministre des Transports ainsi que les autorités provinciales

compétentes, particulièrement celles de la Ville de Kinshasa, ont été instruits d'arrêter un plan spécial de circulation routière et de sécurisation de la rentrée, ciblant les principaux axes, les heures de pointe et les abords des établissements scolaires.

La réussite de cette rentrée devra se mesurer à notre capacité à anticiper les actions correctrices, à assurer la continuité des enseignements, à préserver la paix sociale et à garantir à tous les enfants Congolais, où qu'ils se trouvent, un accès effectif et sécurisé à l'éducation.

« Aucun enfant Congolais ne doit être laissé au bord du chemin de l'école », a insisté le Président de la République.

3. De la valorisation des ressources énergétiques pétrolières et gazières nationales

Notre pays dispose d'un potentiel énergétique exceptionnel qui doit constituer l'un des principaux leviers de son émergence économique, de son industrialisation et de l'amélioration des conditions de vie de notre population.

A cet égard, le Président de la République a souligné la nécessité de renforcer notre coopération avec la République de l'Ouganda dans le domaine des hydrocarbures, particulièrement pour les ressources pétrolières du bassin transfrontalier du Lac Albert.

La continuité géologique des réservoirs pétroliers au-delà des frontières impose, lorsqu'un gisement est partagé, une approche concertée permettant d'en assurer une exploitation optimale et équitable.

Il a instruit, à cet effet, la Ministre d'Etat, Ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Diaspora Congolaise ainsi que la Ministre d'Etat, Ministre des Hydrocarbures, d'approfondir cette question et d'élaborer, en collaboration avec son Cabinet, une feuille de route visant à renforcer la coopération avec l'Ouganda, dans le strict respect de nos intérêts nationaux, de la souveraineté permanente de l'Etat sur ses ressources naturelles ainsi que des

exigences environnementales et de protection des communautés locales.

Dans le même ordre d'idées, faisant suite à la récente mission effectuée à Luanda par la Ministre d'Etat, Ministre des Hydrocarbures, concernant la Zone d'Intérêt Commun (ZIC) partagée avec la République d'Angola ainsi que la question de l'accès aux eaux profondes, il a instruit la Ministre d'Etat, Ministre des Affaires

Etrangères, Coopération Internationale et Diaspora Congolaise et la Ministre d'Etat, Ministre des Hydrocarbures de travailler étroitement avec son Cabinet et de lui soumettre un rapport approfondi sur l'état de ces dossiers, leurs enjeux et les options permettant de préserver au mieux les intérêts de la République.

Par ailleurs, la Ministre d'Etat, Ministre des Hydrocarbures devra, en collaboration avec son Cabinet, procéder à un état des lieux exhaustif du secteur pétrolier et gazier national. Celui-ci devra notamment couvrir les actifs et réserves disponibles, les Permis de recherche et d'exploitation, l'état d'avancement des projets, les partenariats en cours, les contraintes au développement du secteur ainsi que les

perspectives d'exploration, d'exploitation, de transformation et de valorisation des hydrocarbures.

Une attention particulière devra également être accordée aux infrastructures de transport, de stockage, de raffinage et de commercialisation.

Le Président de la République a souligné que les conclusions de cet exercice devront permettre au Gouvernement de disposer d'une vision actualisée et stratégique du portefeuille pétrolier et gazier national, afin d'en améliorer la gouvernance, d'attirer davantage d'investissements, d'accroître la production nationale et de maximiser sa contribution au développement économique et social

du pays.

Dans cette perspective, il a instruit la Ministre d'Etat, Ministre des Hydrocarbures de mettre en place un cadre permanent de concertation entre les principales parties prenantes du secteur et d'accélérer les réformes nécessaires pour faire des hydrocarbures un véritable levier d'industrialisation, de création d'emplois et de

souveraineté énergétique de la République Démocratique du Congo.

Avant de clôturer sa communication, le Président de la République a félicité la Ministre de la Jeunesse et Eveil Patriotique pour la mobilisation des jeunes et le mémorandum qui en est ressorti et dont il a bien reçu. Comme de coutume, il restera très attentif aux demandes des jeunes et y accordera, le moment venu, la suite appropriée.

Intervention de la Première Ministre :

Dans la suite de la communication du Président de la République, Chef de l'Etat, la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, est revenue sur les enjeux de la rentrée scolaire 2026 apaisée sur toute l'étendue du territoire national. Elle souligne la nécessité de faire un état des lieux rigoureux des engagements pris envers nos partenaires sociaux.

Cette démarche concerne les secteurs de l'Administration Publique, de l'Éducation Nationale, de la Santé Publique, ainsi que de l'Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations.

Cette mise à jour, a - t - elle insisté, permettra d'identifier les contraintes opérationnelles ou financières afin de proposer des arbitrages stratégiques.

L'objectif est de garantir la paix sociale tout en maintenant strictement les équilibres macroéconomiques et les règles de gouvernance budgétaire de l'État.

Dans cette volonté de maintenir le dialogue avec les partenaires sociaux, la Première Ministre a demandé au Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget ; au Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de l'Administration et Innovation du Service Public ; à la Ministre d'Etat, Ministre de l'Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté ; au Ministre des Finances ; au Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale ainsi qu'à la Ministre de l'Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique, chacun en ce qui le concerne, de mettre à jour le niveau d'exécution de tous les engagements avec ces partenaires sociaux, en prévision d'une réunion qu'elle tiendra dans les jours qui viennent.

Ensuite, elle a évoqué l'impératif de redevabilité des résultats et perspectives du Gouvernement de la République, douze mois après la nomination du Gouvernement SUMINWA 2 par le Président de la République, Chef de l'État.

« Au cours de cette période, des réformes courageuses ont été engagées et des actions concrètes ont été posées dans l'ensemble de nos secteurs respectifs. Le moment est venu d'en rendre compte

à nos concitoyens, dans un exercice de transparence et de redevabilité destiné à renforcer le lien de confiance avec la Nation », a déclaré la Première Ministre.

C'est dans cette perspective qu'elle a approuvé le projet de communication gouvernementale intitulé : « Panels de Redevabilité : Un an d'action du Gouvernement SUMINWA II », soumis par le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement. Ce dispositif permettra de présenter les réalisations

du Gouvernement, leur impact concret sur la population ainsi que les

perspectives de notre action, à travers des volets complémentaires au niveau national, international et numérique.

Pour assurer la réussite de cet exercice, elle a invité chaque membre du Gouvernement à s'y impliquer personnellement et à instruire sa Cellule de Communication de préparer des argumentaires documentés, privilégiant les résultats, les données chiffrées et les preuves de l'impact de nos politiques publiques.

Cette communication, a précisé la Première Ministre, devra refléter l'unicité de l'action gouvernementale, autour de la vision et des priorités fixées par le Président de la République.

À cet effet, les canevas des principales réalisations seront préalablement transmis au Ministère de la Communication et Médias, chargé d'en assurer la coordination, l'harmonisation et la cohérence éditoriale.

II. POINTS D'INFORMATION

II.1. Etat et administration du territoire

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a présenté au Conseil, le rapport sur l'état et l'administration du territoire national.

Au cours de la semaine qui s'achève, l'état d'esprit de la population a été marqué notamment par des divers commentaires et réactions de l'opinion consécutifs à la libération et au transfèrement de 15 détenus affiliés à l'AFC/M23, par le Gouvernement de la République, le 06 août 2026, avec l'accompagnement du Comité International de la Croix Rouge (CICR) dans le cadre des mécanismes de Doha (Qatar) et Montreux (Suisse).

Au sujet du banditisme et de la criminalité, il a évoqué la poursuite par la Police Nationale Congolaise de la traque des criminels (Kuluna) à travers l'opération Ndobo.

Par ailleurs, il est également signalé le transfert à l'auditorat militaire de Gombe de cinq bandits à main armée, auteurs des braquages spectaculaires des cambistes et autres commerces dans la Ville de Kinshasa dont les images étaient devenues virales sur les réseaux sociaux.

Dans un autre volet, il a fait le rapport de la réunion interministérielle axée sur le retour des déplacés du conflit Mbole et Lengola que le Ministère a organisé, 11 août 2026, laquelle a abouti aux résolutions ci-après : la construction de 250 maisons pour accueillir 250 ménages ; la construction et réhabilitation des écoles et centres de santé ; et des forages pour la desserte en eau potable.

Le FONAREV s'est engagé à mettre en oeuvre ces trois résolutions sur base de sa feuille de route validée et consolidée. Une mission officielle conjointe sera déployée la semaine prochaine pour identifier les sites devant accueillir ces ouvrages. Les Ministères sectoriels vont, chacun en ce qui le concerne, intervenir dans la limite de leurs compétences.

Le Conseil a pris acte de ce rapport.

II.2. Situation sécuritaire

De son côté, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants a brossé la situation sécuritaire marquée par la poursuite des activités hostiles de la coalition d'agression RDF/M23 sur les théâtres d'opérations dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, en violation flagrante de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies et des principes de cessez-le-feu.

Face à toutes ces actions ennemies, il a rassuré que nos Forces Armées répondent efficacement avec une ferme détermination tout en empêchant leur extension et en faisant obstacle à leurs ambitions d'occupation et de pillage de nos ressources minières.

Dans la quête d'un retour définitif de la paix en Ituri, le Gouverneur militaire, dans une approche civilo-militaire, a entamé son itinérance par le territoire Djugu, épicentre de la violence des groupes armés en vue de sensibiliser la population pour le retour des déplacés internes dans leurs milieux d'origine et leur désolidarisation avec les éléments réfractaires au P-DDRCS.

Entre-temps, la traque se poursuit contre les ADF affiliées à l'Etat islamique dans le territoire de Mambasa ainsi que contre la CRP de Thomas Lubanga.

Avec la résurgence des attaques des insurgés Bakata-Katanga contre les positions des FARDC dans le Haut-Katanga, des mesures de renforcement opérationnel ont été prises pour neutraliser leur activisme. Dans le territoire de Mitwaba, nos unités ont été déployées en renfort pour traquer les insurgés Bakata-Katanga qui ont attaqué le camp des FARDC au village Kyubo avec un bilan de huit (08) personnes tuées dont six (06) enfants.

Le Conseil a pris acte de ce rapport.

II.3. Evolution de la situation récente sur le marché des changes ainsi que des biens et services

Intervenant comme invité, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC) a rassuré que la conjoncture économique intérieure continue d'évoluer dans un contexte globalement stable, marqué par une décélération de l'inflation hebdomadaire et une légère dépréciation sur le marché des changes.

Au cours de la première semaine du mois d'août 2026, le marché des biens et services a indiqué un léger ralentissement du rythme de formation des prix intérieurs. Le taux d'inflation hebdomadaire s'est établi au niveau national à 0,19%, contre 0,21% la semaine précédente.

En cumul annuel, le taux d'inflation s'est situé à 6,0 %, contre 5,1 % à la même période de 2025. En glissement annuel, il est ressorti à 3,2% contre 7,8% un an auparavant et un objectif de moyen terme établi à 7%.

Outre les contraintes structurelles, cette dynamique des prix est imprimée par des tensions locales sur les produits pétroliers, conjuguées aux effets saisonniers pesant sur l'offre de certains produits notamment le charbon de bois et les produits d'entretien ménager.

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