Des violences ont fait une vingtaine de morts le soir du 14 août au centre-ouest du Nigeria dans l'État du Niger. Selon un député local, il s'agit d'affrontements communautaires impliquant également des milices locales. La région est également la cible d'attaques de groupes armés appelés « bandits ». Les autorités locales dénoncent un manque de moyens sécuritaires pour assurer la protection des communautés.
Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées, et des centaines d'autres contraintes de fuir et de se cacher après l'attaque, le soir du 14 août, du village de Kokoli, dans la circonscription de Borgu, au centre-ouest du Nigeria.
Les protagonistes de cette attaque sont issus de deux ethnies : les Kambari et les Fulani selon le témoignage d'un habitant à l'AFP.
Un député de la région, Jafar Muhammed, lui, assure que « ces meurtres auraient été perpétrés par des milices locales » confirmant l'implication de plusieurs groupes ethniques.
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Dans cette zone rurale, proche du Bénin, les attaques des « bandits », ces groupes armés qui volent le bétail, pillent et enlèvent des habitants sont régulières. À cela s'ajoute la présence de groupes jihadistes aux méthodes similaires.
Pour Jafar Muhammed, la réponse sécuritaire à une situation largement dégradée est insuffisante pour assurer la protection des communautés concernées et demande un déploiement plus conséquent de forces armées.