Une soixantaine de civils retenus en otage par le Groupe de soutien à l'islam eu aux musulmans (Jnim) ont été libérés entre jeudi 13 et et vendredi 14 août. Enlevés sur plusieurs axes routiers de l'ouest du pays qui vit sous blocus djihadiste, ils ont pu retrouver leurs familles à Nioro, Bamako ou Kayes. Cette vague de libérations intervient au même moment que celle de 82 militaires maliens détenus par le Front de libération de l'Azawad (FLA), allié du Jnim.
« Mon fils a été libéré vendredi par le Jnim. Il a été déposé vers 5 heures du matin à l'entrée de Nioro », raconte le père d'un enfant qui était retenu en otage. Détenu dans une maison dont il ne connaît pas la localisation, celui-ci avait les yeux bandés au moment de sa libération.
Entre jeudi 13 et vendredi 14 août, des dizaines d'autres otages ont été relâchés selon le même procédé. Ils ont ensuite pu rentrer chez eux à Nioro, à Kayes et à Bamako.
Pour leurs familles, il s'agit évidemment d'un soulagement, même si la poursuite du blocus de l'ouest du pays continue de les inquiéter. Plusieurs axes routiers de la région qui relient Bamako au port de Dakar restent en effet perturbés par le Jnim.
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Réalisée dans la discrétion - pour l'heure, ni les autorités maliennes, ni les jihadistes n'ont communiqué sur l'événement -, cette nouvelle vague de libérations montre que, malgré la posture officielle de Bamako, des discussions se poursuivent en coulisses avec le FLA et le Jnim, d'autant plus qu'elle coïncide avec la remise en liberté, jeudi 13 août, de 82 militaires maliens détenus par le FLA depuis la chute de Kidal, à la fin du mois d'avril.