Le décompte des voix se poursuit en Zambie après les élections générales du jeudi 13 août dans le cadre desquelles le président sortant, Hakainde Hichilema, brigue un second mandat à la présidence. En attendant l'annonce des résultats finaux, les observateurs internationaux qui ont supervisés le vote ont livré leurs premières conclusions.
Alors que les élections générales du jeudi 13 août se sont globalement déroulées dans le calme - même si la police signale la mort d'un responsable de parti politique qui surveillait le déroulement du vote -, les résultats des différents scrutins sont annoncés au compte-gouttes, circonscription par circonscription, par la Commission électorale.
Dans l'attente des résultats finaux, les missions internationales d'observation du processus électoral ont, elles, livré leurs premières conclusions, relevant plusieurs points de préoccupation.
Si elle relève que les électeurs ont eu un véritable choix entre plusieurs options à l'occasion de ces élections, la mission de l'Union européenne constate cependant que « des changements de règles tardifs, une incertitude juridique et des conditions de campagne inégales ont déséquilibré les règles du jeu ».
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Appel au calme et à la retenue
En outre, la journée du vendredi 14 août, au cours de laquelle la Commission électorale a décidé de suspendre pendant plusieurs heures ses opérations en invoquant des violences contre ses agents et le vol de bulletins, continue, elle, de faire couler beaucoup d'encre. Pour les observateurs de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), elle provoque ainsi « de l'incertitude et de l'inquiétude ».
Sur ce point, la mission de l'Union européenne demande à ce que les données par bureau de vote soient rendues publiques, afin de rétablir la transparence.
Dans leur ensemble, les observateurs lancent enfin un appel au calme et à la retenue aux différents candidats et à leurs partis alors que, dans des vidéos, l'opposant Brian Mundubile a déjà revendiqué la victoire à la présidentielle sans tenir compte du fait que le décompte des voix se poursuit. Il accuse par ailleurs l'armée d'avoir mené un raid chez lui.