C'est un combat de longue haleine, que le gouvernement burkinabè est en passe de gagner, dans le contexte de la Révolution populaire progressiste (RPP). Après la phase de sensibilisation, le ministère de la Sécurité, dirigé par le commissaire divisionnaire de police, Mahamoudou Sana, est passé à la vitesse supérieure pour faire respecter la mesure obligatoire du port du casque. Le temps des discours pour expliquer l'importance de cet équipement (notamment la protection contre les fractures faciales et du crâne en cas d'accident) est révolu. Place désormais aux contrôles stricts pour lutter contre l'insécurité routière. Il n'est plus question de laisser les usagers circuler sans casque au Burkina Faso, un comportement à risque.
Désormais, les citoyens, pris en circulation sans le casque, seront systématiquement refoulés chez eux par les agents de police. Quitte à ce que les intéressés aillent en chercher avant de reprendre la route.
Le casque est une obligation et ceux qui continuent de le considérer comme une option pour diverses raisons (cherté du prix, inconfort...) vont devoir se conformer à la réglementation en vigueur. Reléguer le port du casque aux calendes grecques ne sera plus possible en terre burkinabè. Si l'exécutif burkinabè use de tous les moyens pour imposer le port du casque, mesure adoptée en 1978 et peinant à être appliquée, c'est que l'heure est grave sur nos routes.
Les statistiques des accidents de la circulation alertent sur de nombreux blessés et morts chaque année et les autorités, garantes de la sécurité des popu- lations, ne peuvent pas rester indifférentes à cette situation. De janvier à juin 2026, 11 143 accidents de la circulation ont été recensés par le ministère de la Sécurité, avec 649 morts et 8 997 blessés. Outre l'excès de vitesse, l'usage du téléphone au volant, le non-respect des feux tricolores et de la ceinture de sécurité, figure surtout le non port du casque par les usagers parmi les principales causes des accidents de la route.
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Autant dire que le combat pour l'utilisation de cet équipement n'est pas à minimiser. Ce n'est pas une simple mesure administrative, mais une question de protection de la vie humaine, comme l'a souligné le ministre Sana. En obligeant dans un premier temps les vendeurs de moto à livrer un casque à chaque acheteur, le gouvernement a préparé le terrain à la vulgarisation du port de cet équipement de protection.
Les efforts des gouvernants sont en train de payer d'ailleurs, à la vue du changement observé en circulation au fil des semaines. On voit de plus en plus de nombreuses têtes coiffées de casques dans les rues, que de par le passé.
Le ministre Sana en a donné l'illustration récemment, en indiquant que sur « 100 personnes en circulation actuellement, 90 ont mis le casque ». La sensibilisation est manifestement en train de produire des effets positifs. Dans le contexte de la RPP qui exige de l'ordre et de la discipline, les Burkinabè ont commencé à prendre véritablement conscience de la nécessité de porter le casque.
On espère que la tendance va se poursuivre et se confirmer, pour qu'enfin, le port du casque, longtemps décrié par une frange de citoyens, entre définitivement dans les habitudes.
Le Burkina pourrait alors rejoindre le cercle des pays comme le Togo ou le Bénin, où porter un casque est devenu un acte quotidien. Les usagers doivent se montrer responsables, de sorte à ce que les autorités n'aient pas à exiger d'eux, le port du casque. Il y va de leur survie. Se munir d'un casque en circulation protège la vie. Ne pas en disposer peut malheureusement vous faire quitter le monde des vivants. Il vaut mieux se mettre à l'abri des traumatismes crâniens, potentiellement mortels, en portant un casque.