Cote d'Ivoire: Festival des ARTs et cultures des 3 A - Les femmes au centre des réflexions

Le rideau est tombé, le samedi 15 août 2026, sur la 8e édition du Festival des arts et cultures des 3 A de Jacqueville.

Au terme de plusieurs jours d'activités culturelles, artistiques et économiques, les organisateurs ont dressé un bilan particulièrement encourageant d'une manifestation qui semble avoir franchi un nouveau cap.

Cette année, le choix du thème, « Femme rurale, femme citadine des 3 A au service du développement », a orienté les débats vers une problématique essentielle : la place des femmes dans le développement économique et social du département.

À travers les différentes activités organisées durant le festival, les femmes ont été mises en lumière en tant qu'actrices incontournables de la production, de la transformation et de la commercialisation des produits locaux.

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La forte mobilisation des associations féminines a démontré, une fois de plus, l'importance de leur contribution au développement des communautés locales. Plusieurs centaines d'organisations de femmes ont pris part aux différentes activités, témoignant de leur engagement en faveur de la valorisation des ressources locales et de la préservation des savoir-faire traditionnels.

La culture comme levier de développement

Au-delà de son caractère festif, le Festival des 3 A a réaffirmé la place de la culture comme instrument de développement local.

Pour les organisateurs, les manifestations culturelles ne doivent plus être perçues comme de simples espaces de divertissement.

Elles constituent également des opportunités de promotion économique, de valorisation des talents locaux et de transmission des connaissances aux jeunes générations.

Les réflexions menées autour de la mécanisation des activités agricoles et de la transformation des productions locales s'inscrivent dans cette logique.

L'objectif est de créer un écosystème capable d'améliorer les revenus des populations, tout en favorisant l'autonomisation des communautés.

Cette vision illustre la volonté des initiateurs du festival de faire de la culture un moteur du développement durable dans le département de Jacqueville.

Un patrimoine vivant, tourné vers l'avenir

Le message transmis au nom de la Grande Chancelière honoraire, la professeure Henriette Dagri Diabaté, a constitué l'un des temps forts de cette édition.

Il a rappelé que le patrimoine culturel ne devait pas être considéré comme un héritage figé dans le temps.

Les traditions, les pratiques culturelles et les savoir-faire ancestraux doivent continuer à évoluer afin de demeurer vivants et accessibles aux nouvelles générations.

Cette approche repose sur une conviction forte : préserver son identité culturelle ne signifie pas se replier sur soi-même.

Au contraire, l'ouverture aux autres cultures constitue une opportunité d'enrichissement mutuel et de partage des connaissances.

Vers un festival plus ouvert sur la Côte d'Ivoire et la sous-région

La participation du peuple sénoufo ainsi que celle des délégations venues du Ghana a donné une nouvelle dimension à cette 8e édition.

Cette ouverture pourrait marquer le début d'une transformation majeure du Festival des arts et cultures des 3 A.

En élargissant progressivement son horizon aux autres communautés ivoiriennes et aux pays voisins, l'événement pourrait renforcer son attractivité et s'imposer comme une plateforme régionale de rencontres culturelles, économiques et touristiques.

Une telle évolution contribuerait également à faire de Jacqueville un symbole du dialogue interculturel et du brassage des peuples.

Au terme de cette édition, une certitude s'impose : le Festival des 3 A ne se limite plus à une simple célébration des traditions locales.

Il s'affirme désormais comme un espace de réflexion sur les enjeux du développement, de la cohésion sociale et de la préservation du patrimoine.

Dans les années à venir, le défi sera de consolider cette dynamique afin que la culture continue de jouer pleinement son rôle dans la construction d'une société plus solidaire, plus prospère et davantage ouverte sur le monde.

Car, au-delà des différences de langues, de traditions ou d'origines, le patrimoine le plus précieux demeure celui de la fraternité et de la paix.

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