La République Démocratique du Congo n'entend plus tolérer le libertinage qui gangrène l'espace virtuel et menace la quiétude publique. Lors d'une cérémonie solennelle de remise officielle des instructions tenue ce lundi 17 août 2026 à Kinshasa, le Procureur Général près la Cour de Cassation, M. Firmin Mvonde Mative, est monté au créneau pour taper du poing sur la table. Face à la résurgence des dérapages et des tribulations observés sur les plateformes numériques, le Haut Magistrat a appelé les Officiers de Police Judiciaire (OPJ) à une mobilisation générale pour réprimer rigoureusement les infractions prévues par le Code du numérique.
S'adressant directement aux officiers de police judiciaire, Firmin Mvonde a rappelé le coeur de leur mission républicaine, qui est de rechercher, constater et réprimer sans complaisance les faits infractionnels. Comparant ces auxiliaires de justice à « l'oeil et l'oreille du Ministère public » et les exhortant à agir comme de véritables « chiens de chasse », le haut magistrat a souligné l'urgence de contrer les menaces qui pèsent sur la Nation à travers les réseaux sociaux.
L'innovation majeure de ces nouvelles directives réside dans l'obligation d'autosaisine accordée aux services d'enquête. Désormais, les OPJ n'auront plus à attendre le dépôt d'une plainte préalable pour traquer les contrevenants. Il leur est instamment demandé de se saisir d'office dès la constatation d'un fait répréhensible et de transmettre promptement leurs procès-verbaux aux parquets compétents, ouvrant la voie à des audiences de flagrance exemplaires.
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Tout en réaffirmant le caractère sacré de la liberté d'expression garanti par la Loi fondamentale, le Procureur Général près la Cour de Cassation a tenu à fixer des frontières étanches entre la liberté démocratique et la dérive anarchique. Fustigeant le « vagabondage journalistique » et les excès en tout genre qui pullulent dans l'écosystème numérique, Firmin Mvonde a prôné une synergie d'action sans précédent entre la police et la justice pour restaurer l'ordre public moral et institutionnel.
Cette fermeté renouvelée est un signal fort dans l'assainissement du paysage numérique congolais, affirmant la primauté du droit et la détermination de l'État à protéger ses citoyens ainsi que la stabilité du pays contre les abus de la Toile.