Afrique: Election du secrétaire général de l'ONU - La société civile africaine se mobilise pour Macky Sall

Les organisations de la société civile africaine des pays de l'Afrique de l'Ouest, du centre, du Nord et de l'Est ont lancé, le 19 août à Brazzaville, la conférence de mobilisation et d'accompagnement de la candidature de l'ancien président sénégalais, Macky Sall, à l'élection du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU).

Prévue à la fin de l'année, l'élection du nouveau secrétaire général de l'ONU mettra aux prises huit candidats, parmi lesquels Macky Sall. Lors de la conférence organisée au siège de la mairie de Moungali, le 4e arrondissement de Brazzaville, sur le thème « Pour un leadership africain au service de la paix, du multilatéralisme et de la communauté internationale », le coordonnateur général de la société civile africaine, Cyrille Nguiegang Ntchassep, a donné les raisons de soutenir la candidature de l'ancien président de la République du Sénégal.

Le Camerounais a notamment évoqué le parcours de Macky Sall qui a une expérience nationale, continentale et internationale. Selon lui, l'ancien président sénégalais (2012 à 2024) dispose d'une expérience de chef d'Etat, de transformateur économique et social, de leader continental et de représentant de l'Afrique dans les grandes enceintes internationales. Insistant sur le parcours du candidat Macky Sall, la société civile africaine pense que l'ancien président en exercice de l'Union africaine (UA) en 2022 pourrait être un homme de la situation.

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« Son passage à la présidence de l'UA lui a notamment permis de porter des dossiers qui dépassent les frontières du Sénégal : paix et sécurité, sécurité alimentaire, financement du développement, réforme de la gouvernance mondiale, représentation de l'Afrique, conséquences des crises internationales et coopération entre les continents. Ces expériences ne constituent pas, à elles seules, une garantie de succès dans une compétition internationale. Elles constituent, cependant, des éléments objectifs permettant de nourrir le débat sur la pertinence de sa candidature », a précisé Cyrille Nguiegang Ntchassep.

Pour le coordonnateur général de la société civile africaine, la candidature de l'ancien président de la République du Sénégal doit être considérée au-delà de la seule personnalité du candidat. Elle offre l'occasion de poser la question sur la place que l'Afrique doit occuper dans la gouvernance mondiale. Ainsi, l'Afrique ne doit pas seulement être considérée comme un espace confronté aux conflits, à la pauvreté, aux crises alimentaires ou aux changements climatiques. Elle doit être reconnue, a-t-il poursuivi, comme une force de proposition, de médiation, de dialogue et de construction de solutions.

« La mobilisation autour de la candidature de Macky Sall doit être comprise non seulement comme une démarche de soutien à une personnalité, mais aussi comme une occasion de réfléchir collectivement à la place que l'Afrique souhaite occuper dans le monde. Elle doit être guidée par une conviction : l'Afrique dispose de femmes et d'hommes capables de contribuer pleinement à la conduite des affaires du monde », a indiqué Cyrille Nguiegang Ntchassep. Il a souligné que le continent a la chance de donner à l'ONU un troisième secrétaire général, après Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan.

Il s'agit, a-t-il argumenté, de promouvoir une Afrique qui parle d'une voix plus forte ; qui participe davantage aux décisions internationales, qui propose et négocie ; une Afrique capable de contribuer à la prévention et au règlement des conflits ; qui met son expérience et son potentiel au service de la paix mondiale. Car, valoriser une candidature africaine ne signifie pas, d'après lui, opposer l'Afrique au reste du monde, mais plutôt promouvoir un continent qui apporte son expérience, sa vision et ses solutions à la communauté internationale.

A travers cette dynamique panafricaine lancée au Bénin, Cyrille Nguiegang Ntchassep, Victor Dossou et Mensah Edem entendent mettre le cap sur le Burundi, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Maroc. L'ambition étant de contribuer à faire entendre une voix africaine forte, responsable et constructive, au service d'un système international plus inclusif et plus représentatif.

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