Sénégal: El Malick Ndiaye - « Nous devons faire de la cybersécurité une véritable culture administrative »

20 Août 2026

Au Sénégal, l'État doit faire de la cybersécurité une véritable culture administrative. C'est le plaidoyer fait jeudi, le 1er vice-président de l'Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, lors de l'examen du projet de loi nº 25/2026 sur la protection des infrastructures d'information critiques et à la sécurité numérique.

La sécurité numérique doit être une réalité au Sénégal, notamment au niveau de l'administration, selon le 1eᣴ vice-président de l'Assemblée nationale.

« Nous devons faire de la cybersécurité une véritable culture administrative. La formation et la sensibilisation ne devraient plus concerner uniquement les informaticiens ou les spécialistes. Elles doivent être généralisées à l'ensemble des agents de l'État, des administrations centrales aux services déconcentrés en passant par les collectivités territoriales et les établissements publics », a soutenu El Malick Ndiaye, lors de l'examen du projet de loi nº 25/2026 sur la protection des infrastructures d'information critiques et à la sécurité numérique.

Ainsi, il préconise un module obligatoire de sensibilisation à la cybersécurité et à la protection des données pour accompagner la prise de fonction de tout agent public avec des sessions régulières de mise à niveau.

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La confidentialité des informations de l'État, un défi majeur

« Deuxième préoccupation, la confidentialité des informations de l'État. Nous devons nous interroger sur nos pratiques quotidiennes. Des documents administratifs parfois sensibles circulent encore à travers des adresses électroniques personnelles, des messageries instantanées ou des plateformes qui ne sont pas nécessairement maîtrisées par l'État. Cette pratique doit progressivement être bannie », a-t-il ajouté.

D'après ce parlementaire, tout agent de l'État devrait disposer d'une adresse électronique professionnelle sécurisée et les documents sensibles de l'administration devraient exclusivement circuler à travers des canaux institutionnels sécurisés et contrôlés.

« Il faut également renforcer la sécurité des téléphones portables et des ordinateurs professionnels. Un téléphone perdu, volé ou compromis peut potentiellement donner accès à des courriers professionnels, des documents administratifs, des contacts ou des informations confidentielles », a-t-il préconisé.

Pour y arriver, El Malick Ndiaye estime qu'il faut donc définir des normes minimales obligatoires : authentification renforcée, chiffrement, mise à jour régulière, sauvegarde sécurisée et possibilité d'effacement à distance des données professionnelles.

Il convient de noter que les députés examinent ce jeudi le projet de loi n°25/2026 sur la protection des infrastructures d'information critiques et à la sécurité numérique. La séance porte également sur la ratification des propositions de résolution portant création de commissions d'enquête.

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