Lancé en février dernier, le processus d'élaboration de la politique nationale du sport réunit les principales composantes du secteur sportif du pays. Ministère, Comité Olympique Malagasy, fédérations, athlètes de haut niveau, anciens sportifs, associations et représentants régionaux sont appelés à contribuer à la définition de cette nouvelle vision.
Depuis, le monde sportif attend toutefois de connaître la suite concrète donnée aux travaux, car l'avenir du sport et des sportifs en dépend.
Pour le judoka olympien Fetra Ratsimiziva, elle doit surtout constituer une véritable feuille de route, capable de moderniser le cadre existant, de coordonner les acteurs et de fixer une vision commune, de la pratique de masse au sport de haut niveau.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Madagascar ne part pas de zéro en matière de politique sportive. « Le pays dispose déjà de plusieurs textes qui encadrent le secteur, notamment la loi n°97-014 du 8 août 1997 relative à l'organisation et à la promotion des activités physiques et sportives. Le décret n°2010-01 définit les relations entre le ministère chargé des Sports et le mouvement sportif ainsi que l'organisation des groupements sportifs unisports. Le décret n°2014-1622 encadre l'éducation physique, le sport scolaire et la préparation de la relève sportive », précise Fetra Ratsimiziva.
Leviers essentiels
L'enjeu de la nouvelle PNS est d'harmoniser et moderniser le cadre existant afin de disposer d'un dispositif stratégique cohérent et partagé.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, se veut rassurant sur le calendrier. « Nous préparons actuellement l'atelier national de validation de cette politique nationale du sport », explique-t-il, avant une présentation en Conseil des ministres en septembre et une adoption à l'Assemblée nationale prévue en octobre.
L'importance de la PNS réside précisément dans sa capacité à donner une direction commune au sport malgache. Elle doit couvrir l'ensemble de la chaîne sportive, depuis le sport à la base jusqu'au haut niveau, en passant par la formation, la détection et l'accompagnement de la relève.
La future politique doit également améliorer la gouvernance du secteur en renforçant la transparence, la responsabilité et l'efficacité dans la gestion. Autres priorités, la PNS doit faire du sport un véritable outil de santé publique, d'éducation, d'inclusion sociale et de cohésion nationale. Le développement des infrastructures et des équipements, l'accompagnement des athlètes avant, pendant et après leur carrière, ainsi que la formation des encadreurs figurent parmi les leviers essentiels.
Pour Fetra Ratsimiziva, «la PNS apparaît ainsi non comme un nouveau départ, mais comme une étape de consolidation et de modernisation du cadre sportif national», souligne-t-il.
La PNS doit aussi ouvrir la voie aux meilleures performances internationales et à l'organisation de grands rendez-vous sportifs qui pourraient renforcer l'image de Madagascar.