Le championnat national de tennis s'était déroulé sur les six terrains de l'ACSA (Amicale Culturelle et Sportive d'Ambohidahy), sympathique endroit mais désormais exigu pour une affluence de cette envergure.
La première semaine fut dédiée aux joutes des vétérans et à l'initiation des jeunes pousses. Les parents vinrent nombreux donnant une touche familiale d'ailleurs inscrite dans l'ADN du club. Pendant que les tout-petits s'égaillaient gaiement vers leur tennis-découverte, la FMT (Fédération Malgache de Tennis) a eu la bonne idée de proposer des séances de coaching aux parents pour un meilleur accompagnement des possibles et souhaitables champions. La jolie formule «encourager l'effort, pas le score» me restera comme une belle trouvaille.
Ambohidahy, Ampariabe, Antanimbarinandriana, Mahamasina et Anosikely dessinent un pentagone qu'on pourrait ponctuer de courts de tennis. Guère plus de 115 terrains de tennis dans toute l'île pour très précisément 972 licenciés : un ratio de 12 pour cent qui confine le tennis à une niche, malgré son potentiel de visibilité. À Ambohidahy, l'ancien Tennis-Club, qui avait fêté son centenaire en 2023, pourrait, sans sacrifier un autre court de tennis (23,77 x 10,97 m), continuer l'ouverture déjà entamée vers les autres disciplines de raquette, le squash (9,75 x 6,40 m) hier, le padel (20 x 10 m) aujourd'hui, et pourquoi pas le badminton (13,40 x 6,10 m) demain.
À mesure que l'âge avance, les souvenirs s'embrouillent certes, pourtant il me semble garder en mémoire d'anciens poteaux de filet et des chaises d'arbitre de tennis sur les actuels terrains de handball (40 x 20 m) du Collège Saint-Michel qui, soit précisé en passant, se trouve Ampariabe (de «faria», champ de riz ou diguette des rizières), entre Antanimbarinandriana (les rizières royales) et Ampamoloana (la place du battage et du séchage du riz), ce dernier emplacement ayant appartenu à la princesse Ramasindrazana, tante de la reine Ranavalona III.
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Antanimbarinandriana, excellent emplacement en centre-ville et potentiel pôle du «pentagone sportif» entre Anosy et Mahamasina, a malheureusement été transformé en bourbier automobile. Quant au stade omnisports de Mahamasina, qui comptait également quelques courts de tennis, sa réputation est ternie et son espace amputé par cet encombrant terrain de football qui n'est même pas aux normes internationales.
Plus loin vers Anosikely, le Cercle Franco-Malgache disposait de trois courts de tennis avant l'implantation d'un pylône de télécommunications. Toujours dans les parages immédiats, sauf l'éloignement des embouteillages, les plus passionnés de la discipline savent trouver d'autres terrains au Solimotel ou à l'ancien hôtel Hilton actuellement Carlton. Le «complexe d'Ampefiloha», déjà vers Andavamamba, avait eu son heure de gloire avant de sombrer doucement et silencieusement.
Au-delà de cette quinzaine du tennis, notre pentagone recèle de possibilités d'un quartier multisports et multi-activités pour la pratique (simultanée) de plusieurs disciplines : le bien vétuste gymnase couvert de Mahamasina se prête déjà régulièrement aussi bien au handball, au volley-ball et au basket-ball sans oublier le foot en salle. Il y a bien longtemps, certaines générations avaient sur faire des installations de Mahamasina, le prétexte à des retrouvailles vraiment sportives ou de rendez-vous plus charmants. Plébiscite quotidien à la vie.