Le Syndicat des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a appelé le gouvernement à agir contre la prolifération des centres et instituts de formation aux métiers de la santé, une situation qu'il juge alarmante pour la sécurité des patients.
Selon le secrétaire général du syndicat, Dr Gilbert Tsolényanu, certaines de ces structures fonctionneraient clandestinement, sans aucune garantie sur la qualité des enseignements dispensés ni sur la compétence réelle des formateurs.
Une improvisation qu'il juge inacceptable dans un domaine où les erreurs se paient cher.
Car derrière ces formations douteuses se profile un danger bien réel : des professionnels mal formés, susceptibles d'exercer ensuite dans de faux centres de santé ou dispensaires, au contact direct des patients.
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Le SYNPHOT y voit une menace directe pour la santé publique et appelle les ministères de la Santé et de l'Éducation nationale à intervenir sans délai pour assainir le secteur.
Le syndicat balaie par ailleurs l'argument selon lequel la fermeture de ces structures provoquerait une pénurie de personnel qualifié, rappelant que l'État dispose déjà de sept écoles de formation paramédicale, dont les diplômes sont reconnus par l'État.