Luanda — Le maïs sera prochainement intégré à la liste des produits de grande consommation soumis à l'importation, dans le but de protéger et de privilégier la production nationale, a annoncé jeudi le ministre de l'Industrie et du Commerce, Rui Miguêns de Oliveira.
S'exprimant devant la presse à l'issue de la 3e réunion ordinaire de la Commission économique du Conseil des ministres, présidée par le chef de l'État, João Lourenço, le ministre a indiqué que, pour atteindre cet objectif, le ministère de l'Industrie et du Commerce publierait un nouveau texte visant à modifier l'actuel décret exécutif n° 130/26.
Le projet de nouveau décret, examiné par la Commission économique du Conseil des ministres, actualise la liste des produits de grande consommation soumis au régime légal d'incitation à la production nationale et impose aux opérateurs économiques agréés d'importer du maïs.
Le texte fait toutefois obligation aux importateurs d'acquérir sur le marché intérieur une quantité de maïs correspondant à au moins 30 % du volume total importé, afin de stimuler et de garantir l'augmentation de la production nationale, d'assurer l'écoulement de cette production et de renforcer l'intégration des chaînes de valeur.
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Selon Rui Miguêns de Oliveira, l'inscription du maïs sur la liste des produits soumis à l'importation réaffirme l'engagement du Gouvernement angolais à protéger et à promouvoir la production nationale.
Dans ce cadre, il a souligné que cette céréale constitue une matière première essentielle pour l'industrie agroalimentaire angolaise et qu'elle est produite à une échelle croissante par les exploitations agricoles et les familles.
« La modification du décret actuel vise à inclure un autre produit, le maïs, et à rappeler une nouvelle fois aux opérateurs économiques que le Gouvernement continuera de protéger et de privilégier la production nationale », a-t-il insisté.
Parallèlement au projet de décret actualisant la liste des produits de grande consommation, la Commission économique du Conseil des ministres a également pris connaissance du décret présidentiel portant délégation de compétences aux responsables des départements ministériels chargés du secteur du tourisme.
Ce texte vise à favoriser le bien-être des populations, à accroître le flux de touristes dans le pays et à créer des emplois locaux, tout en promouvant un tourisme durable, compétitif et transversal et en contribuant à la préservation de la biodiversité.
Sur le plan financier, les recettes totales se sont élevées à plus de 3,802 milliards de kwanzas, contre des dépenses de 8,629 milliards de kwanzas, couvertes par des recettes de financement de plus de 5,863 milliards de kwanzas.