Cameroun: Douala - Djeuga palace sommé de libérer 1ha de l'ex-regifercam en 48h sur ordonnance du tribunal

Par ordonnance de référé d'heure à heure n°506/H du 23 juillet 2026 du Tribunal de Première Instance de Douala-Bonanjio, la Société Hôtelière DJEUGA PALACE a reçu signification-commandement de libérer sous 48 heures l'immeuble de l'ex-REGIFERCAM à Douala. Faute de quoi, l'expulsion forcée sera exécutée.

C'est un tournant dans le contentieux foncier qui oppose le liquidateur des anciennes entreprises d'État à l'un des groupes hôteliers les plus en vue du pays.

Le 21 août 2026 à 16h34, Maître Guy EFON, Huissier de Justice près la Cour d'Appel et les Tribunaux de Douala, a signifié à la Société Hôtelière DJEUGA PALACE la grosse de l'ordonnance de référé d'heure à heure n°506/H rendue le 23 juillet 2026 par le Tribunal de Première Instance de Douala-Bonanjio.

L'acte, dont votre rédaction a obtenu copie, a été remis à Douala entre les mains de Mme Patricia Tchapa, assistante de direction, trouvée sur les lieux et qui a reçu la copie.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Une expulsion sous 48 heures

À la requête du CABINET CONSEIL ATOU, société anonyme au capital de 20 000 000 FCFA, en charge de la gestion et de la sauvegarde de l'actif résiduel de l'ex-ONCPB, de l'ex-ONPC et de l'ex-REGIFERCAM, représenté par son Administrateur Général, Monsieur Lazare ATOU, ayant pour conseil Maître ISSOUFOU PEYOUNGBOUN, Avocat au Barreau du Cameroun, le Tribunal a ordonné la libération immédiate du site.

Il s'agit de l'immeuble de l'ex-REGIFERCAM sis à Douala, d'une superficie de 1 hectare 07 ares 04 centiares, objet du titre foncier n°2716/WA, actuellement occupé par la société DJEUGA PALACE, BP 2313 Yaoundé, prise en la personne de son Directeur Général, l'Honorable Jean Claude FETHEU.

Dans son commandement, l'huissier stipule : « FAIT COMMANDEMENT au sus requis d'avoir, dans les 48 heures qui suivent la signification des présentes pour tout délai, à libérer tant de corps, de biens ainsi que de tout occupant de son chef, l'immeuble de l'ex-REGIFERCAM... »

L'acte précise que, passé ce délai, le requis « y sera contraint par voie d'expulsion forcée, conformément au dispositif de l'ordonnance susdite dont l'exécution est poursuivie ».

Un actif résiduel stratégique

Cette décision remet au-devant de la scène la gestion complexe des actifs résiduels de l'ex-REGIFERCAM, l'ancienne Régie des Chemins de Fer du Cameroun. Le CABINET CONSEIL ATOU, mandataire officiel de l'État, est chargé de sauvegarder et de recouvrer ce patrimoine foncier considérable.

La parcelle de 1 hectare 07 ares en plein cœur de Douala représente un enjeu foncier majeur. Son occupation par la société DJEUGA PALACE était jusqu'ici contestée.

Avec cette signification-commandement, la procédure entre dans sa phase exécutoire. La balle est désormais dans le camp de la Société Hôtelière DJEUGA PALACE, qui dispose de quarante-huit heures pour se conformer à la décision de justice.

Affaire à suivre.

AllAfrica publie environ 500 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.