En République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi veut faire de la pensée stratégique un instrument de souveraineté. Le président congolais l'a dit jeudi 20 août à Kinshasa, devant plusieurs dirigeants et hauts responsables africains réunis pour les dix ans du Collège des hautes études de stratégie et de défense (CHESD). Parmi eux, il y a le président burundais Évariste Ndayishimiye, allié de Kinshasa face au Rwanda, mais aussi des représentants de la République du Congo et de la Centrafrique.
La présence régionale donne un relief particulier à cette cérémonie. Évariste Ndayishimiye est le parrain de la septième session du Collège des hautes études de stratégie et de défense (CHESD), Faustin-Archange Touadéra celui de la huitième, tandis que le ministre de la Défense de la République du Congo représentait Denis Sassou-Nguesso, parrain de la sixième session.
Devant ses partenaires africains, Félix Tshisekedi a replacé la formation stratégique dans le contexte sécuritaire actuel de la RDC. Dans l'est du pays, dit-il, les populations continuent de payer le prix des violences armées, des ingérences étrangères et de l'exploitation illégale des ressources. Le chef de l'État réaffirme que la souveraineté et l'intégrité territoriale ne sont pas négociables.
Il défend une paix « juste, vérifiable et durable », tout en assumant le renforcement des capacités de défense. Et pour la prochaine décennie, le CHESD devra, selon lui, devenir un centre africain de référence en matière de prospective, de sécurité collective et de souveraineté.
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