À quand le démarrage des grandes pluies dans la zone forestière du Cameroun ? Le retard des grandes précipitations inquiète les agriculteurs notamment ceux du département du Lom et Djérem, au nord de la région de l'Est, frontalière avec la République centrafricaine (RCA). Des inquiétudes que tempèrent cependant l'Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC).
Au village Abbo-Boutila, à quelques kilomtres de la frontière centrafricaine, Barrault Souley-li attend encore l'arrivée des grandes pluies qui vont arroser son champ de manioc. « Ce n'était pas comme ça avant. Il nous faut des grandes pluies parce que dans deux mois, ce sera la saison sèche, explique-t-il. Sans ça, ce qu'on a déjà semé ne va pas bien produire »
Doudou, une trentenaire, mère de trois enfants, partage la même inquiétude. « Je n'ai pas fait un grand champ, mais il faut beaucoup de pluies pour que je sème le gombo, le maïs et le melon. »
Le secteur agricole camerounais affecté par les changements climatiques
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Selon l'Observatoire national sur les changements climatiques, il devrait pleuvoir dans cette partie du pays, dans le courant de la semaine. De manière plus générale, de fortes précipitations sont annoncées d'ici le mois de novembre.
« Les quantités de pluies annoncées dans notre calendrier agricole seront favorables à la croissance des plantes dans la région de l'Est Cameroun. Il est annoncé du mois d'août à novembre un cumul d'environs 500 millimètres cubes », explique Marie Laure Keyeta, experte en climatologie à l'ONACC.
L'Observatoire reconnait néanmoins que le secteur agricole va être fortement impacté par les effets néfastes des changements climatiques cette année au Cameroun.