Congo-Kinshasa: Analyse politico-juridique des propos de M. Martin Fayulu qualifiant les Banyamulenge de 'rwandais'

Dans ses différentes déclarations, Monsieur Martin Fayulu Madidi, candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2018, a toujours affirmé que les Banyamulenge ne seraient pas des Congolais. Pour étayer ses propos, il renvoie le public à une prétendue liste des 450 tribus de la République démocratique du Congo.

Le discours de Monsieur Martin Fayulu est similaire à celui de Tito Rutaremara, ancien sénateur rwandais, prononcé lors de la 22e commémoration du massacre de Gatumba.

De tels discours constituent une violation grave de plusieurs textes juridiques nationaux et internationaux.

I. Sur la nationalité : les Banyamulenge sont juridiquement Congolais

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  • 1. La Constitution de la RDC du 18 février 2006, en son article 10, dispose :

«Est Congolais d'origine toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo-actuellement la République démocratique du Congo-à l'indépendance. »

Les Banyamulenge étaient présents dans leur terroir des Hauts-Plateaux d'Uvira, de Fizi et d'Itombwe bien avant 1960. La doctrine dominante situe leur présence dans cette région depuis le XVIIe siècle. Ils remplissent donc cette condition.

  • 2. La loi n°04/024 du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise, en son article 6, reprend le principe consacré par l'article 10 de la Constitution.

Nier la nationalité d'un Congolais constitue une faute politique ainsi qu'une atteinte à ses droits civils.

II. Sur la discrimination : une violation de la Constitution

L'article 13 de la Constitution dispose :

« Aucun Congolais ne peut, en matière d'éducation et d'accès aux fonctions publiques ni en aucune autre matière, faire l'objet d'une mesure discriminatoire [...] en raison de son appartenance à une race, à une ethnie, à une tribu, à une minorité culturelle ou linguistique. »

En qualifiant publiquement les Banyamulenge de « Rwandais », M. Fayulu et M. Tito Rutaremara les présentent comme une catégorie de sous-Congolais, ce qui constitue une forme de discrimination prohibée par la Constitution.

III. Sur le plan pénal : les infractions de tribalisme et de racisme

Selon le décret-loi du 13 octobre 1966 et la doctrine pénale congolaise, l'infraction peut se présenter sous plusieurs formes :

« Première forme : manifester ou extérioriser son mépris, son dégoût ou son hostilité [...] du fait de l'appartenance raciale, ethnique ou tribale d'une personne, par des paroles -- injures ou propos blessants --, des gestes ou des écrits [...]

Deuxième forme : poser tout acte de nature à inciter autrui à manifester de l'aversion ou de la haine. »

En République démocratique du Congo, qualifier un Munyamulenge de « Rwandais » revient à créer délibérément une confusion susceptible d'attiser les tensions et la violence. Cela peut également le mettre en danger et lui attirer des ennuis, puisqu'il risque alors d'être considéré comme un individu au service du pays agresseur. C'est précisément le risque que comportent les propos de M. Fayulu et de M. Rutaremara.

De plus, l'article 199 bis du Code pénal congolais punit l'incitation à la haine raciale ou tribale.

Sur le plan international :

  •  Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, en son article 20, interdit par la loi toute propagande en faveur de la haine nationale, raciale ou religieuse constituant une incitation à la discrimination.
  • Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, en son article 25, rend punissable l'incitation directe et publique à commettre un génocide.

Conclusion

Aucune personne, aucune association ni aucune autorité n'a le pouvoir de chasser symboliquement un citoyen congolais de son propre pays.

Dans un passé récent, Monsieur Martin Fayulu plaidait en faveur de la participation de Joseph Kabila Kabange au dialogue, alors que ce dernier s'est affiché aux côtés de l'AFC/M23. Il appartient donc aux Congolais de s'interroger sérieusement sur les intérêts que sert réellement M. Fayulu.

Les propos de M. Fayulu ne sont pas de simples opinions politiques. Ils peuvent être considérés comme des faits susceptibles de poursuites pénales pour tribalisme, discrimination et incitation à la haine.

Nous, Banyamulenge, nous réservons le droit de saisir les instances judiciaires compétentes.

Fait à Kinshasa, le 20 août 2026.

Martin Fayulu et Tito Rutaremera des personnages de Meme Acabit sur la question Banyamulenge

Nous avons suivi des discours similaires, l'un de Kinshasa par Martin Fayulu Madidi à partir de l'Europe et l'autre à Kigali lors de la Commémoration du massacre des Banyamulenge à Gatumba en août 2004. Les deux discours de haine s'attaquent aux Banyamulenge.

Pour Fayulu ceci est la deuxième fois qu'il nie la citoyenneté congolaise aux Banyamulenge les assimilant simplement aux rwandais. Ce candidat de la République en 2018 et qui a failli être président de la RDC défend ses thèses ethnistes avec véhémence parfois feigne piquer une colère.

Nous dénonçons ces discours qui s'attaquent à l'identité de notre Communauté. Ces hommes font la honte de la région.

Ces discours participent à alimenter la haine contre notre Communauté le Banyamulenge.

Depuis 30 ans le Rwanda a trouvé un terreau pour s'auto-proclamé protecteur des Tutsi et des Banyamulenge. Son régime a battu depuis de longues années une diplomatie fallacieuse de s'attribuer cette mission. Mais en même temps dans ses invasions de la RDC, le Rwanda est devenu sapeur-pompier et pyromane en exacerbant la haine contre ces communautés qu'il prétend venir protéger. C'est depuis 30 ans qu'on le dénonce. Le Rwanda s'est greffé donc sur le malheur des Banyamulenge pour exploiter la haine répandue par les extrémistes comme FAYULU. Les Fayulu sont nombreux en RDC. Le Chef de l'Etat congolais les avait mis en garde plusieurs fois dans ses messages mais ils prolifèrent. Ils doivent être légalement poursuivis.

Imagine-nous si un jour Monsieur Martin Fayulu devenait président de la RDC comme il en a l'ambition et mettre en pratique son discours de haine dans son programme. Ce jour-là, le Congo sera amputé d'une partie de sa population. Il va nous chasser de la RDC ou tout simplement nous effacer par tous les moyens d'Etat à sa disposition.

Les compatriotes doivent s'élever pour condamner afin d'arrêter les ambitions populistes de Monsieur Fayulu. Soit, il s'amende et prêche la paix, soit il est mis au pas par toute la nation. Si non il reste un danger notable à la République.

La Communauté internationale doit veiller au grain pour qu'un "nazi tropical" ne soit pas porté au pouvoir à Kinshasa pour exécuter ses plans de haine ethnique et détruire la RDC.

Quant à son pendant, du moins son allié, le rwandais Tito Rutaremera. Il a craché sur la mémoire de 166 congolais fauchés par une furie de haine. Il a tenu à l'occasion de la 22ème commémoration de ce massacre à Kigali par notre diaspora à remuer les couteaux dans les plaies des victimes. Il doit être combattu par tous avec son régime qui déstabilise la région en général et l'Est de la RDC en particulier.

Le monde doit s'élever et se débarrasser de ces genres d'hommes d'une autre époque qui répandent le venin de la haine.

C'est seulement à ce titre que la paix sera rétablie et permettre à nos populations de reprendre une vie normale. Bâtir ensemble un Congo unit dans la cohésion.

De tout ce qui précède, la Communauté se réserve le droit de porter plainte contre certains acteurs politiques majeurs, congolais ou étrangers, qui participent à l'incitation à la haine aux Banyamulenge afin de les déraciner.

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