Une mobilisation contre les mutilations génitales féminines (MGF) s'est tenue le 22 août 2026 à la Place de la Nation, à Paris. Une centaine de personnes, notamment issues des diasporas ouest-africaines, se sont rassemblées pour dénoncer l'excision et sensibiliser aux conséquences de cette pratique sur la santé, la dignité et les droits des femmes et des filles.
Munis de pancartes portant des messages tels que « Laissons nos filles entières – Stop à l'excision », les manifestants ont souhaité attirer l'attention du public sur une problématique qui continue de toucher des millions de personnes à travers le monde. L'événement a également été marqué par des prises de parole de militants et d'associations engagés dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Cette mobilisation s'est déroulée dans un contexte particulier. Le même jour, au Mali, des femmes se sont rassemblées pour réclamer l'adoption d'une loi interdisant explicitement l'excision. Les participants à la manifestation parisienne ont ainsi exprimé leur solidarité avec ces revendications et leur soutien aux initiatives visant à renforcer la protection des filles et des femmes.
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L'événement intervient également alors que des contenus favorables à l'excision ont récemment circulé sur les réseaux sociaux au Mali, suscitant de vives réactions et relançant le débat autour des mutilations génitales féminines. Pour les organisateurs, cette situation souligne l'importance de poursuivre les actions de sensibilisation afin de lutter contre les discours qui banalisent ou justifient cette pratique.
Pour rappel, les mutilations génitales féminines regroupent l'ensemble des interventions non médicales consistant à modifier ou retirer partiellement ou totalement les organes génitaux externes féminins. Considérées par les organisations internationales comme une violation des droits humains, elles peuvent entraîner de graves conséquences physiques et psychologiques.
Selon les estimations de l'UNICEF, plus de 230 millions de filles et de femmes dans le monde ont subi une forme de mutilation génitale féminine. À travers cette mobilisation, les participants ont voulu rappeler la nécessité de renforcer les efforts de prévention, d'éducation et de protection afin de contribuer à l'élimination de cette pratique.