Cote d'Ivoire: Mise en place d'un dispositif de contrôle interne - La Direction générale des affaires maritimes forme ses agents

La Direction générale des affaires maritimes (Dgam) a procédé le lundi 24 août 2026, dans ses locaux, aux II-Plateaux Aghien, au lancement d'un séminaire de formation à l'intention de ses agents sur la mise en place d'un dispositif de contrôle interne.

Cette formation qui va se dérouler en plusieurs ateliers s'étend sur la période allant du 24 août au 16 octobre 2026. Cette session de formation va s'articuler autour de deux modules dont l'un porte sur : « Le renforcement des capacités des agents de la direction générale des affaires maritimes à l'élaboration d'un dispositif de contrôle interne » et l'autre sur : « Le pilotage du système de contrôle interne ». Pour permettre aux agents de mieux assimiler la formation, ils seront répartis en quatre groupes.

Le directeur de cabinet, Soro Bakary, représentant le ministre délégué auprès du ministre des Transports et des Affaires maritimes chargé des Affaires maritimes, Dr Célestin Serey Doh, a indiqué que les Affaires maritimes jouent une partition vitale et stratégique dans l'économie et la sécurité nationales. « Assumer efficacement les responsabilités liées à cette partition requiert une amélioration de la gouvernance que ne cesse de prôner le Président de la République, Alassane Ouattara, avec le soutien constant du Premier ministre Beugré Mambé », dit-il.

Pour lui, cette formation devrait conduire à la réalisation d'une cartographie claire des risques maritimes ; de la formalisation des procédures propres, adaptées aux différents services et d'une feuille de route opérationnelle assortie d'un calendrier d'exécution.

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Le directeur général des Affaires maritimes, le colonel-major Kouassi Yao Julien, a souligné que cette formation est d'une importance capitale pour son institution. « La direction générale des affaires maritimes est le bras séculier de l'État en mer, sur nos lagunes, nos fleuves, nos lacs et nos ports. Nos missions de sécurité de la navigation, de sûreté des installations portuaires, de préservation de l'environnement marin et de mobilisation des recettes sectorielles sont immenses », fait-il observer.

Pour lui, face à ces défis, l'ultime solution est l'anticipation. Le colonel-major Kouassi Yao Julien a précisé que le contrôle interne n'est ni un outil de surveillance, ni un flicage des activités des agents. C'est plutôt un bouclier et un levier de performance.

« La mise en place d'un dispositif de contrôle interne vise d'abord pour notre administration, à se conformer à la directive n°6/2009/CM/UEMOA portant lois des finances, adopté le 26 juin 2009 par le conseil des ministres de l'union, et qui instaure le cadre de gestion budgétaire axée sur les résultats, communément appelée budget programmes », a-t-il justifié.

En effet, dit-il, depuis 2020, les performances de la Côte d'Ivoire font d'elle un bon élève et une référence dans la mise en oeuvre du budget-programmes. « C'est pourquoi, la Direction générale des affaires maritimes se doit de jouer sa partition, en optimisant sa gestion, afin de contribuer à maintenir cette performance, mieux à la faire améliorer », a insisté le directeur général des affaires maritimes.

A l'en croire, le dispositif de contrôle interne est un instrument managérial de confiance et de performance qui permettra aux agents de sécuriser leurs actes et leurs recettes face aux risques spécifiques liés à leurs activités ; de garantir la stricte conformité des procédures avec les conventions internationales, notamment l'Omi et les lois nationales ; de fluidifier le service aux usagers en éliminant les lourdeurs administratives, et de protéger les agents sur le terrain, en clarifiant les responsabilités de chacun.

« Avec ces objectifs précis, il est loisible d'affirmer sans risque de se tromper que mettre en place un dispositif de contrôle interne, c'est bâtir une administration maritime résiliente, transparente et moderne », a-t-il déclaré, précisant qu'un tel dispositif ne se décrète pas, il se vit au quotidien et se construit sur le terrain.

C'est pourquoi il exhorte ses administrés à se mobiliser massivement et à prendre une part active à cette formation. « Soyez transparents sur vos difficultés quotidiennes et audacieux dans vos propositions de solutions. C'est à ce prix que nous bâtirons une administration maritime forte, respectée et exemplaire », a conseillé le colonel-major Kouassi Yao Julien.

À l'endroit des experts et des formateurs, il est on ne peut plus clair : « Je formule le voeu que vos méthodes pédagogiques transforment nos ambitions en compétences réelles et durables. »

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