Le déficit budgétaire s'est légèrement réduit à fin juillet 2026. Il a été ramené à 50,5 milliards de dirhams (MMDH) contre 54,7 MMDH un an auparavant, selon la situation des charges et ressources du Trésor à fin juillet 2026. Toutefois, la pression sur les dépenses s'accentue.
« Cette évolution reflète une progression des recettes (+28,2 MMDH) supérieure à celle des dépenses (+23,9 MMDH) », indique le ministère de l'Économie et des Finances dans son récent document sur la SCRT.
Sur une base nette des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, les recettes ont affiché un taux de réalisation de 58,6% par rapport aux prévisions de la loi de finances (LF) et ont augmenté de près de 28,2 MMDH (+12,5%) comparativement à fin juillet 2025, souligne le document statistique qui précise que les recettes fiscales ont enregistré un taux de réalisation de 61,1% et une hausse de 22 MMDH (+10,9%) par rapport à fin juillet 2025.
Dans la même période, les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, y compris la part supportée par les collectivités territoriales (CT) ont augmenté de près de 3,6 MMDH, pour atteindre 19,2 MMDH.
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L'analyse des recettes non fiscales montrent que celles-ci ont atteint 27 MMDH à fin juillet 2026, provenant notamment des produits versés par les établissements et entreprises publics à hauteur de 9,5 MMDH, dont 4,3 MMDH versés par Bank Al-Maghrib (BAM), 2,5 MMDH par l'Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) et 2,1 MMDH par l'OCP ainsi que des recettes au titre des mécanismes de financement innovants pour un montant de 9,9 MMDH.
En hausse de 30,1 MMDH par rapport à fin juillet 2025, les dépenses ordinaires ont atteint 242,6 MMDH à fin juillet 2026, indique le document précisant qu'elle affiche un taux d'exécution de 63,9%. Cette progression traduit une pression accrue sur les dépenses publiques, portée notamment par l'impact des mesures issues du dialogue social, la hausse des transferts aux établissements et entreprises publics, ainsi que par l'augmentation des intérêts de la dette et des charges de compensation.
Le ministère de l'Économie et des Finances justifie cette évolution notamment par la hausse des dépenses au titre des biens et services de 25,2 MMDH (+14,4%), des intérêts de la dette de 3,7 MMDH (+14%) et des charges de la compensation de 1,3 MMDH (+10,8%).
Selon ce département, « les évolutions des recettes et des dépenses ordinaires se sont traduites par un solde ordinaire excédentaire de 11,1 MMDH, contre 13,1 MMDH un an auparavant ».
S'agissant des dépenses d'investissement, les données montrent qu'elles ont connu une hausse de 13,9% (soit 8,5 MMDH) par rapport à fin juillet 2025 pour s'établir à 69,3 MMDH, ajoute le document, précisant que, comparativement aux prévisions de la LF 2026, leur taux de réalisation s'est élevé à 60,4%.
Quant aux comptes spéciaux du Trésor, ils contribuent à améliorer fortement le solde en dégageant un excédent de 7,7 MMDH, contre un solde débiteur de 7 MMDH à fin juillet 2025. Selon les données de la SCRT, ce solde est attribuable, à hauteur de 6,3 MMDH, aux comptes d'affectation spéciale et, à hauteur de 1,8 MMDH, aux comptes de dépenses sur dotations.
Pour rappel, la SCRT présente, au nom du Ministère de l'Economie et des Finances, les résultats de l'exécution des prévisions de la loi de finances, avec une comparaison par rapport aux réalisations de la même période de l'année précédente.