L'exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE), longtemps reléguée aux marges de l'informel, s'apprête à changer de statut. Le gouvernement a dévoilé les dispositions mises en place pour accompagner ce secteur qui fait vivre près de 10.000 personnes.
Au menu : simplification des démarches administratives, meilleur accès aux financements et aux équipements modernes, formations techniques renforcées, mais aussi plus de sécurité sur les sites et de meilleures pratiques environnementales.
Sur le volet fiscal, la loi de finances a déjà posé les bases d'un régime adapté aux réalités du terrain, avec des titres miniers dédiés et des modalités de redevances repensées pour coller aux spécificités de l'artisanat minier.
Reste un défi de taille : un secteur encore largement informel, exposé aux risques sécuritaires et environnementaux, et difficile à tracer.
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C'est là tout l'enjeu de la stratégie gouvernementale, qui mise sur la formalisation comme véritable clé de voûte.
Les retombées attendues sont doubles. Pour les exploitants d'abord : sécurité juridique renforcée, moins de conflits fonciers, et des conditions de vie et de travail améliorées. Pour l'État ensuite : davantage de recettes publiques, des écosystèmes mieux protégés, et un développement local dynamisé.