En visite dans le Bounkani depuis le dimanche 23 août 2026 pour s'imprégner de l'état d'avancement des chantiers routiers, le ministre des Infrastructures et de l'Entretien routier, Hien Sié Yacouba, a appelé à maintenir le cap du développement, tout en exhortant les populations à préserver la paix, l'entente et la solidarité.
Le Bounkani a accueilli, ces derniers jours, l'un de ses fils, désormais membre du Gouvernement. En mission dans la région pour visiter et suivre les chantiers routiers engagés par l'État de Côte d'Ivoire, le ministre des Infrastructures et de l'Entretien routier, Hien Sié Yacouba, a également échangé avec les élus, les cadres et les populations sur les perspectives de développement de la région.
Le lundi 24 août 2026, le Conseil municipal de Bouna a reçu le ministre dans le cadre de cette visite de travail, en présence notamment de Dr Hien Philippe ainsi que de plusieurs élus et cadres. Au-delà de sa fonction ministérielle, la présence de Hien Sié Yacouba avait également une dimension particulière, celui-ci étant considéré comme un fils de la région.
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Cette séance de travail a permis au ministre de s'imprégner de l'état d'avancement des chantiers en cours, mais également de prendre connaissance des projets à venir dans la commune. Plusieurs préoccupations et doléances lui ont été présentées à cette occasion.
Pour les populations du Bounkani, cette visite revêtait donc une double dimension. Elle était à la fois une mission de travail et une occasion de retrouvailles avec celui qu'elles considèrent comme « un fils de la maison ». Une fierté exprimée notamment par le maire de Bouna, Ouattara Bouraima, qui a salué la nomination de Hien Sié Yacouba au Gouvernement ainsi que la confiance placée en lui par le Président de la République.
Le développement du Bounkani au coeur de la mission
Sur le terrain, le ministre a surtout voulu s'assurer de l'état d'avancement des travaux et prendre connaissance des réalités auxquelles sont confrontées les populations. Il a rappelé que plusieurs projets sont en cours dans le chef-lieu et dans les différentes localités de la région.
« Beaucoup de projets sont en cours pour le chef-lieu et pour toute la région. Nous pouvons être fiers de ces réalisations », a-t-il souligné.
Hien Sié Yacouba a également évoqué les progrès enregistrés au fil des années dans plusieurs secteurs, notamment l'électricité et l'éducation. Il a rappelé les conditions difficiles dans lesquelles certains enfants étudiaient encore au début des années 2010, avant de relever les avancées réalisées depuis.
« Nous sommes en train d'avancer »
Pour Hien Sié Yacouba, le développement d'une région ne peut se réaliser du jour au lendemain. Il nécessite du temps, des ressources et surtout une mobilisation collective.
« Il reste certes beaucoup de problèmes à résoudre, mais nous sommes en train d'avancer », a-t-il déclaré, invitant les populations à continuer de croire aux actions engagées.
Le ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour améliorer les conditions de vie des populations. Il a notamment cité l'accès aux hôpitaux, aux écoles, à l'eau potable, aux forages et à l'électricité parmi les priorités de développement.
Il a également appelé à élargir cette dynamique à l'ensemble du Bounkani. Pour lui, les villages et les différentes localités de la région doivent eux aussi bénéficier des opportunités et des investissements.
La cohésion sociale, condition du progrès
Au-delà des infrastructures, Hien Sié Yacouba a accordé une place importante à la paix et au vivre-ensemble. Il a invité les populations à privilégier l'entente et l'apaisement, estimant que les querelles et les rancoeurs ne peuvent favoriser le développement.
« La paix et le vivre-ensemble constituent les meilleurs moyens d'aller de l'avant », a-t-il insisté, appelant les chefs traditionnels, les responsables religieux et l'ensemble des acteurs locaux à oeuvrer dans ce sens.
Le ministre a également plaidé pour une meilleure organisation de la communauté afin d'identifier les personnes vulnérables et de leur apporter un soutien. Pour lui, la solidarité doit occuper une place centrale dans la construction de l'avenir du Bounkani.
« Nous avons besoin les uns des autres »
S'appuyant sur une réflexion qu'il dit avoir vue sur les réseaux sociaux, Hien Sié Yacouba a résumé son message autour d'une idée forte : « Nous avons besoin les uns des autres ».
L'argent, a-t-il expliqué, ne peut pas tout résoudre. Dans les moments difficiles, la solidarité humaine demeure essentielle. « L'homme doit rester au coeur de notre action », a-t-il affirmé, invitant les populations à travailler ensemble et à être utiles à leurs frères, à leurs enfants et à leur communauté.
Cette dynamique, a-t-il poursuivi, doit également s'appuyer sur les chefs traditionnels et les responsables locaux, afin de mettre en place une organisation fondée sur la solidarité et l'entraide.
Un appel à la mobilisation collective
Pour le ministre, le développement du Bounkani ne peut être porté par une seule personne. Il relève de la responsabilité de tous, chacun devant apporter sa contribution, à son niveau.
Hien Sié Yacouba a ainsi assuré rester attentif aux préoccupations exprimées par les populations, tout en rappelant la nécessité de renforcer les moyens des collectivités territoriales afin qu'elles puissent mieux répondre aux besoins sociaux, notamment dans les domaines de l'éducation et de la santé.
Au terme de son intervention, le ministre a réaffirmé son attachement à la région et sa disponibilité à porter les préoccupations exprimées auprès des autorités compétentes.
Entre suivi des chantiers, échanges sur les perspectives de développement et appel à la cohésion sociale, cette visite aura surtout été l'occasion pour Hien Sié Yacouba de réaffirmer la nécessité d'une mobilisation collective pour faire avancer le Bounkani.