Soudan: Abdel Fattah al-Burhan dénonce la proposition de Washington d'étendre l'embargo sur les armes à tout le pays

Le président du Conseil militaire de transition (CMT), le général de corps d'armée Abdel Fattah al-Burhan

Le lieutenant-général Abdel Fattah al-Burhan, chef de l'armée soudanaise, a minimisé ce mardi les menaces d'embargo sur les armes envers le Soudan. En réponse directe à Washington, le chef de l'armée a souligné que « les sanctions et les pressions extérieures ne modifieront pas la position de Khartoum ».

Devant le Conseil de Sécurité de l'ONU lundi, les États-Unis ont proposé d'étendre l'embargo imposé sur le Darfour depuis plus de deux décennies, sur la totalité du Soudan.

Une proposition rejetée par la Russie et la Chine, ainsi que par le Soudan. Pour le lieutenant-général Abdel Fattah al-Burhan, de telles mesures « n'affecteront pas et n'affaibliront pas la détermination » de l'armée afin de gagner la « bataille de la dignité », selon sa qualification rapportée par l'Agence de presse soudanaise (SUNA).

Il a exhorté les citoyens à ignorer cette « propagande » concernant l'éventuelle instauration d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus du pays.

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Al-Burhan s'est également adressé à ceux qu'il a appelés les « partisans » des sanctions à l'étranger, sans nommer les paramilitaires et leurs alliés, affirmant que le peuple soudanais « ne sera pas brisé » et que ceux qui cherchent à le soumettre par des sanctions ne pourront pas revenir au pouvoir.

L'embargo n'a jamais été appliqué au Darfour

Plusieurs personnalités proches de l'armée se sont exprimées pour appeler la communauté internationale à agir. Elles veulent faire respecter l'embargo sur les armes au Darfour en premier, une mesure adoptée il y a plus de deux décennies. Selon eux, durant cette guerre, les FSR ont violé des centaines de fois cet embargo, ainsi que leurs fournisseurs et leurs facilitateurs, sans que personne n'ait été inquiété.

Pour les sympathisants de l'armée, Masaad Boulos, l'envoyé spécial du président américain pour l'Afrique et le Moyen-Orient, n'est que l'outil d'Abou Dhabi pour exercer des pressions sur le Soudan via l'ONU. Ce dernier a d'ailleurs affirmé, depuis le Conseil de sécurité de l'ONU : « Nous ne laisserons pas les islamistes profiter de la guerre pour s'installer au pouvoir », sans nommer l'armée.

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