Malgré le long trajet qui relie la capitale à la cité du Soleil, les vacanciers se ruent à la découverte de Toliara et de ses environs.
Dernière ligne droite. Avant d'entamer la rentrée scolaire, des vacanciers et des touristes profitent de leurs derniers jours de vacances sous le soleil de Toliara. Les places dans les coopératives et sociétés de transport national, à l'aller comme au retour entre Tana et Toliara, sont complètes pour les dix prochains jours. Les 968 km reliant Antananarivo à Toliara ne constituent plus un frein pour les voyageurs.
« Nous sommes une famille de cinq personnes, dont deux enfants encore en bas âge. Mais le long trajet ne nous a pas démotivés. Nous voulons profiter des jolis sites touristiques que nous voyons sur Internet », raconte la famille Rakotoson, venue à bord de l'un des véhicules de la nouvelle coopérative de transport Soatrans, qui dessert actuellement Toliara. Celle-ci affiche quasiment complet depuis l'ouverture de sa ligne Tana-Toliara, le 24 juillet dernier.
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La société de transport Cotisse, qui propose la même gamme de services et de véhicules, continue également d'afficher complet quotidiennement avec ses quatre à six véhicules par jour. Sans parler des coopératives classiques qui, quelquefois, en profitent pour augmenter les frais de transport, compte tenu du nombre important de passagers à l'aller comme au retour. La famille de Sombin'ny Aina, composée de onze personnes, est venue de loin pour découvrir Toliara. Elle arrive du Canada et a préparé son séjour depuis près d'un an.
Autre image du Sud
« Nous voulions surtout voir les belles plages d'Ambatomilo avec leurs eaux turquoise et nous avons déployé tous les moyens pour les découvrir. Nous avons également visité des sites de renom tels que Sarodrano et la forêt des baobabs à Mangily. Nous ne regrettons rien », explique la mère de famille.
Une autre famille tananarivienne raconte qu'elle a désormais une autre image du Sud après avoir passé une semaine sous les tropiques de Mangily, Saint-Augustin et les dunes d'Andaboy. « J'ai réellement vu un flamant rose ! J'ai apprécié les langoustes ! », raconte Tsiky Brunelle. Elle souligne que ce fut un réel bonheur. « Toliara mérite mieux que le cliché de la terre sèche qu'on lui colle trop souvent. J'ai imaginé Toliara comme une région essentiellement sèche, aride et poussiéreuse. Quelle erreur. J'y ai découvert une végétation étonnamment généreuse, des paysages luxuriants que je ne m'attendais pas à voir dans le Sud », ajoute-t-elle.
La ville de Toliara continue d'accueillir des vacanciers et des touristes, au vu de l'affluence au Jardin de la Mer, dans les commerces d'objets artisanaux, les restaurants et les fast-foods, ainsi que du nombre de véhicules « Sprinter » spécialement loués circulant dans la cité du Soleil. Il y a encore une semaine, quelque dix mille femmes de l'Église luthérienne se sont réunies à Toliara. Seul le stade Maître Kira pouvait accueillir autant de monde pour leurs réunions, qui ont duré une semaine. Les lycées, CEG et EPP de la ville ont servi de centres d'accueil et d'hébergement.