Quatre individus ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de deux jeunes femmes de Manjakaray, Stéphanie et Haingotiana.
L'enquête sur le meurtre de Stéphanie Nohasoavina et de Haingotiana Rasamison, deux jeunes femmes retrouvées mortes dimanche dernier à Ambohimanga Rova, progresse, selon les autorités. Trois suspects sont placés en garde à vue à la Brigade criminelle d'Anosy et un autre à la gendarmerie d'Ankadilalana. Tous se connaissent, et certains entretenaient également des liens d'amitié avec les victimes.
Narindra Navalona Rakotoniaina, procureure de la République près le tribunal de première instance d'Antananarivo, a confirmé les arrestations, sans toutefois fournir de détails supplémentaires.
Un commissaire principal de police interrogé sur cette affaire a confirmé l'avancée des investigations. D'après lui, un point de presse devrait prochainement être organisé par les responsables de l'enquête et du parquet. Selon des renseignements officieux, une première interpellation aurait déjà eu lieu dès dimanche soir, peu après la découverte des corps. Plusieurs indices et informations ont été exploités grâce à des moyens technologiques.
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Inhumées hier
C'est notamment grâce à la géolocalisation que la famille de Stéphanie avait pu déterminer que son téléphone avait cessé d'émettre à Ambohimanga Rova, avant d'être emporté par les meurtriers avec celui de son amie. Leurs sacs et leurs chaussures ont également disparu.
Les deux victimes ont été inhumées hier, Stéphanie à Ambohitrolomahitsy, dans le district de Manjakandriana, et Haingotiana à Ambohidrabiby.
Ces deux jeunes femmes, voisines à Manjakaray, avaient quitté leur domicile vendredi matin, le 21 août, pour se rendre au cinéma à Ambodivona. Dans l'après-midi, Haingotiana n'avait pas répondu aux appels de ses parents, qui voulaient lui annoncer sa réussite au baccalauréat. Le téléphone de Stéphanie était également éteint. Les familles, inquiètes, avaient entrepris des recherches et obtenu la localisation des appareils à Ambohimanga.
Le dimanche 23 août, leurs corps ont été découverts dans un ravin à Andranomatsatso. Elles présentaient de multiples blessures à l'arme blanche au niveau de la tête et du cou. L'une d'elles avait subi des violences sexuelles.