Depuis des années, le délestage fait partie du quotidien. Pour les petits commerces dont l'activité dépend de l'électricité, attendre le retour du courant n'est plus une solution. Cybercafés, salons de coiffure et autres commerces s'équipent ainsi de groupes électrogènes pour poursuivre leurs activités.
« L'électricité est indispensable au fonctionnement de nos équipements. Nous ne pouvons donc pas attendre son retour pour continuer à travailler », témoigne Fanja, propriétaire d'un cybercafé.
Dans plusieurs quartiers, des affiches annoncent même la continuité du service malgré le délestage.
« Nous travaillons même en cas de délestage », peut-on lire devant certains commerces. L'objectif est de maintenir l'activité et de ne pas perdre les clients pendant les coupures.
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Mais cette adaptation a un coût. En plus de la facture d'électricité, les commerçants doivent prévoir le carburant nécessaire au fonctionnement de leur groupe. « Nous pouvons consommer environ cinq litres de gazole pour deux heures », explique Fanja. La consommation dépend toutefois de la puissance et du type de groupe utilisé. Pour ces petits commerces, le groupe électrogène est devenu un moyen de ne pas interrompre leur activité. Une solution qui permet de continuer à travailler malgré les coupures, mais qui alourdit aussi les dépenses quotidiennes.