L'Autorité de radioprotection, de sûreté et de sécurité nucléaires (Arsn) et le Secrétariat permanent de la Commission pour l'interdiction des armes de destruction massive en Côte d'Ivoire (Spciadm-CI) ont élaboré, en 2025, une convention-cadre et un plan d'action 2026-2028 visant à renforcer la contribution des Forces de défense et de sécurité (Fds) à la mise en oeuvre du Plan intégré de durabilité en matière de sécurité nucléaire (Pidsn).
Dans le cadre de l'exécution de ce plan, les deux institutions ont coorganisé, le 25 août 2026, à l'hôtel Sana de la Riviera Palmeraie, une journée d'information et de sensibilisation à la sécurité nucléaire à l'intention des Forces de défense et de sécurité.
Cette initiative a pour objectif de fournir aux soixante participants les connaissances et outils essentiels à la compréhension des enjeux de la sécurité nucléaire, afin de favoriser leur implication dans la prévention, la détection et la réponse aux actes malveillants impliquant des matières nucléaires ou radioactives.
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Organisé par l'Arsn en collaboration avec le Spciadm-ci, l'atelier vise à renforcer la compréhension du rôle et des responsabilités des Forces de défense et de sécurité en matière de sécurité nucléaire.
Plus spécifiquement, les travaux portent sur la présentation des notions fondamentales de la sécurité nucléaire, l'identification des menaces potentielles liées aux matières nucléaires et radioactives, la clarification des responsabilités des Fds dans la prévention, la détection et la gestion des incidents, ainsi que sur les mécanismes de coordination, de communication et d'alerte entre les différentes parties prenantes. Ils doivent également déboucher sur des recommandations destinées à améliorer la collaboration entre les Fds et les institutions nationales compétentes.
Le colonel Adingra Koffi Nestor, secrétaire permanent de la Commission nationale pour l'interdiction des armes de destruction massive (Spciadm-ci), s'est réjoui de la tenue de cet atelier qui rassemble l'ensemble des forces de défense et de sécurité. Selon lui, cette rencontre s'inscrit pleinement dans la mission de son institution, qui consiste à sensibiliser les populations aux dangers des armes de destruction massive.
Il a rappelé que ces armes comprennent notamment les substances chimiques susceptibles de provoquer des insuffisances respiratoires ou des lésions neurologiques, les agents biologiques pathogènes pouvant entraîner des infections, des maladies ou la mort, les engins radiologiques destinés à disperser des matières radioactives, ainsi que les armes nucléaires capables de causer des explosions massives et des destructions à grande échelle.
« Il s'agit pour nous de sensibiliser et d'informer les forces de défense et de sécurité sur les sources radioactives présentes dans le pays mais souvent méconnues des populations. Pourtant, ces sources sont utilisées dans les domaines de la médecine, de l'industrie et de la recherche », a-t-il expliqué.
Pour sa part, le Professeur Georges Alain Monnehan, directeur de l'Autorité de Radioprotection, de Sûreté et de Sécurité Nucléaires (Arsn), a souligné l'importance de cette activité.
« Cet atelier constitue une action majeure pour l'autorité que je dirige. Il participe à la protection des populations contre les actes malveillants impliquant des rayonnements ionisants. En tant qu'autorité en charge de la sécurité nucléaire, nous avons besoin de l'appui des Forces de défense et de sécurité », a-t-il déclaré.
Au cours de son intervention, il a précisé que l'atelier adoptera une approche participative et pratique, combinant des exposés introductifs, des échanges interactifs, des études de cas simplifiées, une évaluation des acquis ainsi que l'élaboration de recommandations finales.
Insistant sur le caractère pédagogique de la rencontre, il a indiqué que les échanges demeureront strictement confidentiels et seront orientés vers la sensibilisation, la coordination institutionnelle et le partage des bonnes pratiques.
« Les informations sensibles relatives aux dispositifs de protection, aux vulnérabilités réelles, aux sites spécifiques ou encore aux procédures confidentielles ne seront pas abordées en détail », a-t-il assuré.