Cote d'Ivoire: Orpaillage illégal/Ibrahim Soumahoro, président du Savod-Ci - « Notre syndicat est prêt à travailler avec l'État pour contribuer à l'assainissement de la filière »

Le président du Syndicat des acheteurs d'or et de diamant de Côte d'Ivoire (Savod-CI), Ibrahim Soumahoro, a plaidé, le jeudi 27 août 2026, pour une action conjointe entre l'Etat, les professionnels du secteur et les populations, afin de venir à bout de l'orpaillage clandestin. C'était au cours d'une conférence de presse organisée au siège de la structure, à Abidjan Cocody-Palmeraie.

Pour M. Soumahoro, ce combat ne saurait être mené par les seules autorités. « L'Etat ne peut pas agir seul. Nous devons, en tant qu'acteurs de la filière, prendre notre part de responsabilité », a-t-il fait savoir, tout en se félicitant des mesures déjà prises par le gouvernement, comme la fermeture de sites clandestins, renforcement des contrôles et assainissement progressif du secteur.

« Notre syndicat est prêt à travailler avec l'Etat pour contribuer à l'assainissement de la filière. Nous voulons une activité minière qui profite à l'économie nationale tout en protégeant l'environnement », a-t-il souligné.

Des conséquences lourdes pour l'environnement et l'économie

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Le syndicaliste a rappelé que l'exploitation aurifère non réglementée abîme les sols, contamine les cours d'eau et appauvrit les ressources naturelles du pays. A cela s'ajoute un manque à gagner considérable pour le Trésor public, une partie des richesses générées échappant totalement à l'impôt.

Il a par ailleurs invité l'ensemble des acheteurs d'or et de diamant à privilégier les circuits officiels et à rompre tout lien avec les réseaux clandestins. Un appel a également été lancé aux populations pour qu'elles signalent aux autorités compétentes toute activité suspecte, condition indispensable, selon lui, pour orienter efficacement l'action gouvernementale.

Le président du Savod-CI s'est, par la suite, réjoui des résultats obtenus jusque-là, le nombre de sites illégaux étant passé d'environ 8 000 en 2022 à moins de 1 000 aujourd'hui. Il a rappelé que l'exploitation minière légale suppose des autorisations, des études d'impact environnemental et un engagement de réhabilitation des sites en fin de cycle.

Enfin, Ibrahim Soumahoro a annoncé la préparation prochaine d'un « Livre blanc », comportant des propositions concrètes à soumettre au gouvernement pour renforcer la lutte contre ce fléau.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.