L'Union des collectivités territoriales de l'Alliance des Etats du Sahel a organisé un atelier d'élaboration et de validation de son plan de travail 2026, les 28 et 29 août 2026, à Ouagadougou.
Deux mois après sa création, l'Union des collectivités territoriales de l'Alliance des Etats du Sahel (UCT-AES), les 11 et 12 juin 2026, à Niamey, au Niger, a organisé un atelier d'élaboration et de validation de son plan de travail 2026, les 28 et 29 août 2026, à Ouagadougou. Le secrétaire général du ministère de l'Administration territoriale et de la Mobilité, Saidou Sankara, a salué l'initiative des frontières des collectivités territoriales du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Pour lui, cela montre que ces pays ont compris la nécessité de renforcer leurs liens de coopération dans le cadre de l'AES et dans la nouvelle dynamique portée par les chefs d'Etat respectifs. « La création de l'UCT-AES constitue à cet égard une étape importante. Elle témoigne de la volonté des collectivités territoriales de contribuer pleinement à la construction d'un espace sahélien fondé sur la solidarité, la coopération et la recherche de réponses communes aux préoccupations de nos populations », a-t-il indiqué.
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De l'avis de Saidou Sankara l'intégration doit aussi bien prendre en compte les collectivités territoriales que les Etats. « Nos communes et nos régions constituent des espaces dans lesquels les populations vivent quotidiennement les réalités économiques, sociales, environnementales et sécuritaires de notre sous-région.
C'est au niveau local que se posent, avec plus d'acuité, les questions relatives à la sécurité, à l'accès à l'eau, à l'éducation, à la santé, aux infrastructures, à l'emploi, à la sécurité alimentaire, à l'environnement et au développement économique. C'est également au niveau local que doit émerger une grande partie des réponses à ces défis », a-t-il justifié.
Rechercher des mécanismes innovants de financement
Pour lui, la coopération entre collectivités territoriales du Burkina Faso, du Mali et du Niger doit permettre aux territoires de partager leurs expériences, mutualiser leurs compétences, développer des projets communs et rechercher ensemble des mécanismes innovants de financement du développement local. « L'union des collectivités territoriales de l'AES a ainsi vocation de devenir un cadre structurant de cette coopération territoriale. Mais, cette ambition appelle une exigence, celle de l'efficacité », a souligné le secrétaire général du ministère en charge de l'administration territoriale.
Il a estimé que le plan de travail 2026 peut donner un contenu concret aux orientations définies par les statuts et le règlement intérieur de l'UCT-AES et fixer les grandes lignes des interventions de son mandat actuel. Saidou Sankara a signifié aux participants de traduire la vision en priorités, les priorités en actions et les actions en résultats, conformément au plan de travail 2026.
Pour lui, les réflexions ont permis de mettre l'accent sur la pertinence des actions, en répondant aux objectifs de l'UCT-AES. Elles ont mis en exergue également la complémentarité, en tenant compte des initiatives antérieures au sein de l'espace AES et la nécessité de mutualiser les expériences ainsi que les compétences. « L'UCT-AES doit être un organisme vivant. Elle doit être proche des collectivités territoriales, attentive à leurs préoccupations et capable de transformer la coopération exceptionnelle en réalisations concrètes.
Notre vision est de faire émerger progressivement les territoires sahéliens », a-t-il soutenu.
Selon le président de l'UCT-AES, Abdoulaye Bassinga, par ailleurs, gouverneur de la région du Kadiogo, cette rencontre constitue l'une des premières étapes majeures de la mise en oeuvre concrète de l'union. Pour lui, le plan de travail de l'UCT-AES doit être une boussole pour l'ensemble des faitières de l'espace confédéral et ainsi être en phase avec les idéaux de la Confédération des Etats du Sahel.