Au Soudan, les frappes de drones ont tué 1 100 civils entre janvier et juin 2026. C'est ce qu'a annoncé Rosemary Dicarlo, secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix des Nations unies, lors du dernier Conseil de sécurité, en début de semaine. En pleine saison des pluies, la guerre au Soudan continue de faire toujours plus de victimes civiles. L'usage des drones par les deux parties change la face du conflit.
Selon les Nations unies, les frappes de drones sont responsables de plus de 80 % des victimes civiles au Soudan, sur les six premiers mois de l'année.
Le Kordofan du Nord, au sud de Khartoum, continue de subir de nombreuses attaques de ces aéronefs. Les frappes à proximité de la ville d'El Obeid ont provoqué la fuite de plus de 15 000 familles. La région de Tine, dans le Darfour du Nord, frontalière avec le Tchad, n'est pas en reste. Le Tchad lui-même affirme avoir essuyé une frappe la semaine passée.
Une guerre de drones malgré l'embargo international
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Selon l'ONG Acled, qui fait une veille des conflits dans le monde, la guerre au Soudan s'est transformée en guerre de drones, ce qui révèle l'inefficacité de l'embargo international sur les armes dont fait l'objet le Soudan.
L'armée soudanaise utilise des drones iraniens, pakistanais et turcs, essentiellement achetés grâce à son partenaire saoudien. Les Forces de soutien rapide (FSR) quant à elles, disposent de drones chinois et turcs fournis par les Émirats arabes unis, à travers la Libye et le Tchad.
Selon l'ONG Acled, la maitrise de ces engins par les deux camps est devenue telle que, le 23 mai dernier, un combat aérien de drone contre drone a été observé. C'est le deuxième depuis le début de la guerre.